À la tribune de l’ONU, la ministre Micheline Ombae dresse le bilan des progrès congolais et appelle à une accélération des actions concrètes.
En marge de la 80e Assemblée générale des Nations Unies, la ministre congolaise du Genre, Famille et Enfant, Micheline Ombae, a porté haut la voix de la République démocratique du Congo (RDC) lors de la session commémorative du 30e anniversaire de la 4e Conférence mondiale sur les femmes de Beijing. Face à la communauté internationale, elle a lancé un appel vibrant pour un renforcement de l’action mondiale en faveur des droits des femmes.
Dans ce forum qu’elle a décrit comme le « haut lieu de vanité des relations internationales », la ministre Ombae a exhorté les États membres à traduire leurs engagements en actes concrets.
« Il est impératif de clarifier les engagements, de renforcer les ressources, d’accélérer les actions et de donner plus de valeur à la déclaration de Beijing et son programme d’action », a-t-elle déclaré, soulignant l’urgence d’une mise en œuvre effective des promesses faites il y a trois décennies.
Les droits des femmes, une priorité nationale en RDC
Transmettant les salutations du Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, la ministre a réaffirmé que la promotion des droits des femmes est une priorité absolue pour son pays.
« Les femmes doivent être au centre des droits humains et bénéficier de réformes normatives solides », a-t-elle insisté.
Pour étayer cet engagement, Micheline Ombae a dressé un bilan des avancées significatives réalisées sous l’actuel mandat présidentiel. Parmi les mesures phares citées figurent la gratuité de l’enseignement de base et des soins de maternité, des politiques sociales visant à alléger le fardeau des familles et à favoriser l’autonomie des femmes. Elle a également mis en avant des projets structurants soutenus par des partenaires comme la Banque mondiale, notamment le programme des 145 territoires, qui vise un développement équitable à l’échelle nationale.
Autonomie économique et participation politique
Le gouvernement mise également sur l’entrepreneuriat féminin comme levier de développement. La ministre a évoqué les efforts pour développer l’entrepreneuriat féminin et créer des emplois, ainsi que la gratuité du transport scolaire dans certaines zones rurales, une mesure essentielle pour maintenir les jeunes filles sur les bancs de l’école.
Sur le plan politique, la RDC enregistre des progrès notables. La ministre Micheline Ombae a souligné une représentation féminine de 44% au sein du gouvernement actuel, un chiffre qui témoigne d’une volonté d’inclusion. Des avancées ont également été relevées dans les secteurs de la justice, de la sécurité et de l’agriculture.

Persistance des défis : violences et insécurité à l’Est
Malgré ces progrès, la ministre est restée lucide face aux défis persistants. Elle a insisté sur la nécessité d’intégrer davantage la lutte contre les violences basées sur le genre dans les politiques nationales, en appelant à l’adoption d’une stratégie nationale dédiée et à la mise en place d’un mécanisme de réparation pour les victimes.
Abordant la situation sécuritaire préoccupante dans l’Est du pays, Micheline Ombae a fermement dénoncé les violences armées « orchestrées par le Rwanda », qui continuent de faire des ravages parmi la population civile, en particulier les femmes et les enfants.
« La paix en RDC est la clé du développement de la région des Grands Lacs et de l’Afrique entière », a-t-elle affirmé, liant explicitement la stabilisation du pays à l’épanouissement de ses citoyennes.
En outre, la ministre a réaffirmé la détermination de la RDC à poursuivre son combat.
« Avec force, espérance, justice et engagement, nous continuerons le combat pour la dignité des femmes et la paix dans notre pays », a-t-elle déclaré, laissant entendre que l’agenda national pour l’égalité des genres reste indissociable de la quête de paix et de stabilité pour l’ensemble de la nation.
Pop KIDIMBU
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