Alors que l’affaire du Dr Balanganayi continue de secouer l’opinion publique, la Première Dame de la République démocratique du Congo, Denise Nyakeru Tshisekedi, est sortie de sa réserve pour exprimer sa position. Dans une publication sur sa page Facebook officielle, elle a fait savoir qu’elle avait été interpellée par les nombreuses publications dans lesquelles elle a été identifiée.
« J’ai vu, à travers les nombreuses publications dans lesquelles j’ai été identifiée, les images insoutenables d’une femme violentée dans un lieu censé lui offrir des soins », écrit-elle. Une prise de parole très attendue, tant la Première Dame s’est toujours engagée en faveur des droits des femmes et de la lutte contre les violences basées sur le genre à travers sa fondation.
Dans son message, Denise Nyakeru ne mâche pas ses mots pour condamner les faits. Elle affirme que de tels actes ne peuvent laisser personne indifférent et les condamne avec la plus grande fermeté :
« Tant ils portent atteinte à la dignité humaine et violent les droits les plus fondamentaux d’une femme en situation de grande vulnérabilité », souligne-t-elle. Cette déclaration forte vient renforcer le mouvement d’indignation nationale qui a suivi la diffusion de la vidéo montrant une patiente frappée en salle d’accouchement à l’hôpital général de référence de Kinkole. La Première Dame, en s’exprimant publiquement, envoie un signal clair sur l’importance qu’elle accorde à la protection des femmes dans le système de santé.
Au-delà de la condamnation, Denise Nyakeru annonce qu’elle entend agir personnellement. Elle révèle qu’elle plaide auprès des autorités concernées, notamment dans les secteurs de la Santé, de la Justice et des Droits Humains, pour que toute la lumière soit faite sur cette affaire. Elle formule une série de demandes précises : que la victime bénéficie d’une prise en charge appropriée, que les responsabilités soient établies, et qu’une réponse rapide, rigoureuse et exemplaire soit apportée.
« Justice doit être rendue », insiste-t-elle, en phase avec les attentes de l’opinion publique qui réclame des sanctions fermes contre le médecin mis en cause.
La Première Dame n’oublie pas la victime au cœur de ce scandale. Dans un élan de compassion, elle lui adresse ses pensées les plus sincères, toute sa compassion et son plein soutien. Cette attention personnalisée rappelle l’engagement constant de Denise Nyakeru à travers la Fondation Denise Nyakeru Tshisekedi, qui œuvre notamment pour la lutte contre les violences faites aux femmes et la promotion de la santé maternelle. En s’adressant directement à la patiente victime des violences, elle humanise son discours et rappelle que derrière l’affaire médiatique se trouve une femme dont la dignité a été bafouée.
Cette intervention de la Première Dame intervient dans un contexte où les autorités sanitaires et judiciaires ont déjà engagé des actions. Le ministre provincial de la Santé a annoncé des audits, la suspension du médecin et la saisine de l’Ordre des médecins, tandis que le Dr Balanganayi a été interpellé par la police judiciaire.
La prise de parole de Denise Nyakeru vient donc renforcer la pression institutionnelle pour que cette affaire ne connaisse pas l’impunité. Elle rappelle également, par sa position de figure morale et d’actrice engagée pour les droits des femmes, que la violence médicale est une atteinte intolérable qui mérite une réponse à la hauteur des valeurs de dignité humaine que le pays se doit de défendre.
✍ Pop KIDIMBU
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