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Algérie vs RDC : Amoura présente ses excuses « Je ne connaissais pas le symbole de Lumumba »

Un but dans les derniers instants des prolongations offre la qualification aux Fennecs, mais la célébration maladroite de Mohamed Amoura envers un supporter congolais provoque un tollé et rappelle que le football dépasse souvent le terrain.

Dans un match à haute tension, disputé jusqu’à la dernière minute des prolongations, l’Algérie s’est finalement imposée 1 à 0 face aux Léopards de la République Démocratique du Congo (RDC), scellant sa qualification en quarts de finale dans la douleur de la CAN Maroc. Portés par l’expérience de leur capitaine Riyad Mahrez, les Fennecs ont dû attendre le souffle final pour trouver la faille, dans un choc éprouvant où les deux sélections ont donné tout ce qu’elles avaient.

Pourtant, c’est un geste en marge du jeu qui a brutalement détourné l’attention de la performance sportive. Peu après le but victorieux, Mohamed Amoura, l’un des joueurs algériens, a été filmé en train de se moquer d’un supporter congolais connu sous le pseudo « Lumumba »,  figure historique de la lutte anticoloniale et premier Premier ministre du Congo indépendant.

Les images, rapidement virales, ont déclenché une vague d’indignation, notamment en RDC et au sein de la diaspora africaine. Beaucoup y ont vu un manque de respect envers un symbole de la souveraineté et de la résistance du continent, d’autant plus sensible dans un contexte sportif déjà très chargé émotionnellement.

Face à la polémique grandissante, Mohamed Amoura a rapidement présenté ses excuses publiques


Dans un message publié via les réseaux sociaux,le joueur a tenu à clarifier sa position :

« Je ne savais pas ce que représentait cette personne ou ce symbole. Je respecte la RDC et son équipe, je leur souhaite le meilleur et j’espère qu’ils vont se qualifier pour la Coupe du Monde ! Je voulais juste plaisanter gentiment, sans méchanceté et sans vouloir provoquer quelqu’un. »

Si ses explications témoignent d’une volonté d’apaisement, elles interrogent également sur la méconnaissance des symboles historiques au sein du monde sportif, souvent perçu comme une vitrine des passions mais aussi des mémoires collectives.

Du côté algérien, la victoire reste amèrement teintée de ce regrettable incident. Les supporters fennecs, bien que ravis de la qualification, déplorent que l’exploit de l’équipe ait été éclipsé par une controverse évitable.

En RDC, la déception sportive se double d’une blessure mémorielle. Les Léopards, qui ont tenu tête héroïquement à l’une des meilleures sélections africaines, repartent la tête haute, mais avec l’amertume d’une sortie précipitée et le sentiment que certains symboles sacrés n’ont pas été respectés.

Cette affaire rappelle, si besoin était, que le football n’est jamais seulement un jeu. Il est aussi le reflet de nos histoires, de nos identités et parfois de nos ignorances.
Gageons que cet épisode servira de leçon pas seulement pour les joueurs, mais pour tous ceux qui font du sport un espace de rencontre, mais aussi de respect des mémoires partagées.


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