Ce week-end, l’ancien international congolais Dieumerci Mbokani a franchi le pas : il a épousé coutumièrement une certaine Manuella Kabukala. Une nouvelle qui a pris de court plus d’un fan, surtout quand on repense à 2024. À l’époque, les réseaux sociaux bruissaient de rumeurs de séparation entre le footballeur et Marlène Ntesa, son épouse de longue date et mère de ses enfants. Le couple avait alors démenti, affichant même un attachement familial solide. Deux ans plus tard, le voici remarié. Entre silence médiatique et droit à la vie privée, une question se pose : jusqu’où doit-on juger la vie des célébrités ?
Il y a des histoires qui se terminent sans générique, sans communiqué de presse, sans conférence de larmes. C’est visiblement le choix qu’ont fait Dieumerci Mbokani et Marlène Ntesa. Et franchement, peut-on leur en vouloir ?
Pendant des années, Marlène Ntesa a été bien plus que « l’épouse ». Elle a été la femme sous les projecteurs que les artistes dédicacés à travers de leurs différentes chansons, et la plus récente c’est le hit de fally Ipupa en son honneur. Alors quand en 2024, les bruits de couloir ont commencé à évoquer une séparation, le couple a choisi la stratégie du démenti. Classique. Peut-être pour se protéger, peut-être pour protéger les enfants, peut-être simplement parce que, sur le moment, ils y croyaient encore.
L’embarras du public
Aujourd’hui, avec ce mariage coutumier avec Manuella, le public congolais est face à un cas de figure inconfortable. Beaucoup se sentent pris pour des imbéciles. « Mais ils avaient démenti ! », « Et la famille dans tout ça ? », « Pourquoi ne pas avoir annoncé la rupture avant ? ».
La vraie question n’est peut-être pas là. Après tout, depuis quand les démentis sur les réseaux sociaux constituent-ils un engagement juridique ou moral ? Depuis quand une crise conjugale surmontée une année devient-elle une garantie d’éternité ? La vie, celle qui se joue loin des caméras, est souvent plus complexe qu’un post Instagram.
Dieumerci Mbokani n’a jamais communiqué sur son divorce avec Marlène Ntesa. C’est son droit le plus absolu. On peut le regretter, on peut trouver que cela entretient le flou, mais doit-on pour autant le lui reprocher ? La seule certitude, c’est qu’aujourd’hui, deux adultes semblent avoir tourné la page : l’un vers un nouveau chapitre, l’autre vers une discrétion qu’elle n’a jamais demandé à quitter.
Le droit de se taire
Ce que cette histoire révèle, c’est peut-être notre propre malaise face aux silences des célébrités. Nous, public congolais, avons été habitués à tout savoir, tout voir, tout commenter. On veut la photo du mariage, la chanson pour l’épouse, le démenti des rumeurs, et si possible l’annonce officielle du divorce avec calendrier.
Mais Dieumerci Mbokani, comme Marlène Ntesa, n’a signé aucun contrat l’obligeant à nous livrer les détails de sa vie sentimentale. Son passif sur le terrain, ses buts, son engagement pour le pays, cela nous appartenait. Son cœur, ses choix conjugaux et la manière dont il gère sa famille, c’est son jardin secret.
Alors oui, ce mariage avec Manuella interroge. Oui, il surprend. Mais au lieu de chercher des coupables ou de raviver des polémiques stériles, peut-être devrions-nous simplement admettre une chose : nous ne saurons probablement jamais tout. Et ce n’est pas grave.
Ce week-end, Dieumerci Mbokani s’est marié. Souhaitons-lui d’être heureux. Et souhaitons à Marlène Ntesa, loin des projecteurs, de l’être tout autant. Le reste ne nous regarde pas.
✍🏻 Pop KIDIMBU
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