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Fally ou Gims ? Fabregas le Métis Noir réagit : « Cette comparaison a suscité beaucoup de problèmes »

Depuis plusieurs semaines, les réseaux sociaux sont le théâtre d’une vive polémique : faut-il comparer Fally Ipupa à Maître Gims ? Deux figures majeures de la musique d’origine congolaise, aux trajectoires internationales et aux styles affirmés. Une opposition qui, bien qu’animant les débats, semble créer plus de tensions que de perspectives constructives.

Une polémique qui divise la toile

Ce débat, relancé à coups de publications, de vidéos d’opinion et de propos d’artistes ou d’influenceurs, a fait le tour des plateformes. Entre fans passionnés, médias en quête de buzz et artistes parfois pris à partie, la comparaison entre Fally Ipupa et Gims ne laisse personne indifférent.

Mais au-delà des chiffres de vues et des commentaires partagés, certains soulèvent des préoccupations plus profondes quant à l’impact réel de ces oppositions sur la culture musicale congolaise.

Fabregas appelle à la responsabilité

Interrogé récemment sur cette controverse, Fabregas le Métis Noir, lui-même proche de la scène et connu pour avoir exprimé son admiration envers Gims, a pris la parole avec nuance. Plutôt que de prendre position pour l’un ou l’autre, il a préféré dénoncer l’effet délétère que ces comparaisons peuvent avoir :

« Je vois les gens faire la comparaison entre Gims et notre vieux Dicap sans savoir les problèmes que cela a engendrés. La musique est l’une de nos richesses, qu’est-ce que notre musique nous a fait pour qu’on tire sur elle ? »

Il va plus loin en pointant la responsabilité de ceux qui ont initié cette confrontation :

« Un seul monsieur vient avec cette idée de comparer deux artistes qui font l’honneur du pays, et je parie fort que la personne qui a eu cette idée n’a pas une bonne capacité intellectuelle. »

Les médias également interpellés

Fabregas n’a pas non plus épargné certains journalistes et animateurs d’émissions musicales, accusés d’entretenir cette rivalité pour nourrir leurs contenus :

« On voit certains en faire le sujet principal de leur émission. Cela ne nous aide pas. Ce n’est pas ainsi qu’on va faire évoluer notre musique. »

Pour lui, plutôt que de diviser, la musique congolaise gagnerait à se renforcer par la solidarité, la diversité des talents et la reconnaissance mutuelle.

Un appel à recentrer le débat

La déclaration de Fabregas vient rappeler une chose essentielle : Fally Ipupa comme Maître Gims sont deux ambassadeurs majeurs de la culture congolaise, chacun à sa manière. Opposer leurs carrières n’apporte rien de tangible à une industrie musicale qui a besoin d’unité pour briller à l’échelle mondiale.

Au lieu de polémiques, ne serait-il pas plus constructif de mettre en avant leurs réussites, leur impact culturel et leurs contributions artistiques à la scène francophone et africaine ?


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