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« Faux Congolais » : Tony Yoka craque et règle ses comptes avec Bakole sur son identité

Dans un échange tendu et sans filtre chez  Noly Tambu, le boxeur français d’origine congolaise Tony Yoka a violemment répliqué à son rival Martin Bakole, dans un mélange détonnant de français, de lingala et de provocation pure.

Le champion olympique 2016, encore meurtri par sa défaite surprise en mai 2022 face à Bakole, a réglé ses comptes en ligne, déclenchant une tempête médiatique autour de thèmes brûlants : l’identité congolaise, la légitimité sportive et une revanche promise sur le sol même de Kinshasa.

« C’est lui qui décide qui est Congolais ? » – La guerre de l’authenticité

La polémique a pris feu lorsque Yoka a abordé les critiques de Bakole, qui l’aurait traité de « faux Congolais ». Visiblement agacé, Yoka a lancé :

« Martin commence à dire n’importe quoi… ‘Oh je suis faux congolais’, c’est comme si c’était lui qui décidait qui est congolais et qui ne l’est pas. »

Un point sensible pour Yoka, né à Paris d’un père congolais qui a débuté la boxe au congo, face à Bakole, né en RD Congo. Cette querelle dépasse le simple clash sportif pour toucher à la question, toujours inflammable, de la représentation et de l’authenticité dans la diaspora. En s’attaquant à ce symbole, Bakole a visiblement touché une corde sensible, provoquant une réaction défensive et agressive chez Yoka.

« Il me doit sa renommée » – Le coup de grâce méprisant

Mais c’est dans le mépris affiché que Yoka a porté l’estocade la plus violente. Minimisant la victoire même de Bakole, il a affirmé :

« On n’est pas amis, c’est clair. Aujourd’hui, on le connaît grâce à moi parce qu’il a boxé avec Tony et il a gagné. Il faut qu’il remercie grand frère Tony : ‘Merci, on me connaît grâce à toi’. »

Cette déclaration choquante ravive le vieux débat de la « notoriété par procuration ». Yoka y dépeint Bakole comme un opportuniste ayant profité de son nom pour exister médiatiquement, réduisant sa victoire en combat à un simple fait d’armes accessoire face à la stature de « grand frère ». Un déni de légitimité qui ne manquera pas d’enrager le camp Bakole.

L’excuse de la défaite et le mythe du « meilleur boxeur »

Concernant la défaite elle-même, Yoka a adopté la posture classique du champion tombé de haut : circonstances atténuantes et certitude de sa supériorité intrinsèque.

« J’ai appris de mes erreurs. J’ai fait ce combat alors que je n’étais pas dans un bon moment de ma carrière. J’avoue avoir perdu… mais aujourd’hui je connais mes objectifs, je suis un meilleur boxeur que Martin. Il aime bien parler de moi, mais il ne sait pas boxer. »

Un discours qui oscille entre l’aveu et le déni. S’il reconnaît la défaite, il l’émascule en invoquant un mauvais moment et affirme, sans ambiguïté, sa supériorité technique. La phrase « il ne sait pas boxer » envers un homme qui l’a battu est un bras d’honneur au verdict du ring, un défi lancé à la réalité des faits.

La revanche ultime : humilier Bakole à Kinshasa

Pour clore le tout, Yoka a brandi la menace d’une revanche cauchemardesque pour Bakole, dans un scénario chargé de symbolisme :

« Le jour où on va se retrouver sur le ring, il va apprendre ce que c’est la boxe. Pour que ce soit équitable, puisqu’il m’a battu à Paris en France, mon souhait est de le combattre et surtout le battre à Kinshasa. »

Ce n’est plus seulement une question de ceinture ou de classement. Yoka propose un duel existentiel : se réapproprier son identité congolaise contestée en humiliant le « vrai » Congolais devant son propre public, en terre mère. C’est un pari risqué et profondément politique, transformant le ring en tribunal populaire.

Polémique garantie

Cet interview jette un cocktail Molotov dans le paysage de la boxe lourde. Yoka y apparaît tour à tour vexé, arrogant, méprisant et stratège. Il remet en cause l’identité de son rival, nie la portée de sa victoire, et promet une punition symbolique ultime.

Les réactions ne vont pas tarder. Le camp de Martin Bakole, connu pour son franc-parler, acceptera-t-il cette lecture de l’histoire ? Les fans congolais se rangeront-ils derrière le natif ou derrière la star de la diaspora qui veut conquérir la capitale ?

Une chose est sûre : en mêlant orgueil blessé, guerre identitaire et promesse de revanche spectaculaire, Tony Yoka vient de jeter les bases du combat le plus chargé en émotions et en polémiques de sa carrière. L’appel est lancé. À Bakole et à ses promoteurs maintenant de relever le gant… pour une bataille qui sera bien plus qu’un simple combat de boxe.P

Pop KIDIMBU


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