Le suspense prenait des allures de feuilleton diplomatique, mais le gouvernement congolais a mis fin aux spéculations. C’est désormais officiel : la République Démocratique du Congo portera la candidature de Madame Juliana Amato Lumumba au poste de Secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). L’annonce, faite ce jour par le ministère de la Communication et des Médias, marque un tournant stratégique majeur pour Kinshasa sur la scène internationale.
Après avoir soutenu la candidature de Louise Mushikiwabo en 2018, la RDC a choisi de voler de ses propres ailes en proposant une figure de proue congolaise. Ce choix audacieux incarne une volonté claire : peser de tout son poids dans la bataille diplomatique qui s’annonce pour le sommet de novembre 2026 et proposer une vision alternative pour l’espace francophone.
Un parcours taillé pour l’enjeu
Le profil de Juliana Amato Lumumba impressionne par sa densité et sa dimension résolument panafricaine. Forte de plus de trente ans d’expérience, elle incarne une francophonie d’expérience et de terrain.
Ancienne ministre de la Culture de la RDC entre 1997 et 2001, elle connaît les rouages de l’action publique. Elle a ensuite brillé dans le monde des affaires en dirigeant l’Union des Chambres de Commerce africaines au Caire de 2007 à 2015, acquérant ainsi une connaissance fine des enjeux économiques du continent et du monde arabe.
Mais c’est aussi une femme de dialogue et de culture. Polyglotte, maniant aussi bien le français, l’anglais, l’arabe, le lingala que le swahili, elle est une conférencière internationale reconnue, capable de tisser des liens entre les différentes rives de la Francophonie.
Une vision pour une Francophonie « plus proche des peuples »
En présentant sa candidature, le gouvernement congolais ne se contente pas de proposer un nom. Il porte une ambition. Kinshasa appelle de ses vœux une Francophonie « plus moderne, plus inclusive et plus proche des peuples » .
Avec Juliana Amato Lumumba, la RDC mise sur une personnalité qui allie la connaissance des institutions à l’expérience du terrain économique et culturel. Un message fort adressé aux 88 États et gouvernements membres de l’OIF, qui devront départager les candidats dans les mois à venir. Le suspense est terminé, la campagne, elle, ne fait que commencer.
✍️ Pop KIDIMBU
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