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Gally Garvey : « Nous sommes tous en concurrence, mais personne ne dirige les autres dans la musique congolaise »

Gally Garvey, l’une des figures montantes de la scène musicale congolaise, brise les idées reçues sur les hiérarchies artistiques. Dans une interview exclusive depuis l’Europe, il affirme : il n’y a pas de chef d’orchestre dans cette nouvelle génération, seulement des talents en mouvement.

Depuis quelques années, son nom circule dans les conversations des mélomanes et sur les playlists : Gally Garvey, surnommé « Docteur Love », s’impose comme l’un des artistes congolais les plus prometteurs de sa génération. Actuellement en studio en Europe pour peaufiner les derniers arrangements de son prochain album attendu en 2026, il a accepté de se confier en direct.

La question est simple, mais la réponse, tranchante : existe-t-il aujourd’hui un artiste qui serve de guide, de chef de file à cette nouvelle vague musicale congolaise ?

« NON », répond-il sans ambages.

« Chacun est leader de son propre orchestre »

« Il n’y a personne qui dirige les autres artistes dans la musique congolaise, assène-t-il. Chacun fait sa musique, gagne son argent et nourrit sa famille. Arrêtez avec ces histoires. »

Cette conviction, Gally Garvey la porte haut, mais il nuance : la compétition existe, et certains réussissent mieux que d’autres. Cela ne fait pas d’eux des meneurs pour autant.

« Oui, nous sommes tous en concurrence et on peut dire que certains font mieux que les autres, mais cela n’en fait pas un meneur. Un meneur, c’est celui qui dicte ce que tous les autres, derrière lui, doivent faire. Ici, chacun reste dans son coin et est leader de son orchestre. »

Un artiste inclassable dans un paysage segmenté

Entre confusion des genres et quête d’identité, Gally Garvey cultive son propre sillon. Avec une voix souvent teintée de mélancolie, des textes réfléchis et des mélodies qui accrochent l’oreille, il enchaîne les succès et réunit déjà toutes les caractéristiques d’une future star.

Sa carrière est en plein décollage, et ses titres trouvent un écho profond auprès d’un public de plus en plus large.

Le paysage musical congolais est pourtant souvent perçu comme compartimenté : d’un côté, l’héritage sacré de la rumba, de l’autre, les pulsations de la musique urbaine, ou encore l’énergie du coupé-décalé. Chaque artiste semble devoir choisir son camp.

Gally Garvey, lui, refuse cette case. Il se voit simplement comme un artiste qui « fait de la bonne musique », peu importe l’étiquette.

Les « rumbistes» : une réponse provocante aux étiquettes

Agacé par les tentatives permanentes de le définir, il lance même un néologisme, mi-défi, mi-pied de nez :

« À partir d’aujourd’hui, je suis rumbiste. Est-ce que le problème est réglé ? », lance-t-il, amusé. « Les gens cherchent juste à me coller une étiquette alors que moi, je n’en ai aucune. S’ils pensent que les rangs de la rumba sont déjà complets, ils se trompent : il me manquait. Désormais, je suis là-bas aussi. »

Cette déclaration du « Bae national » résume bien son état d’esprit : libre, indépendant et confiant dans sa trajectoire. Loin des luttes d’influence et des directions uniques, Gally Garvey incarne une nouvelle voie pour la musique congolaise : plurielle, personnelle et résolument tournée vers l’avenir.

Son album à venir en 2026 sera sans doute la prochaine étape de cette affirmation. En attendant, son message est clair : dans la création, le seul chef, c’est l’artiste lui-même.


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