
Il y a quelques jours, le gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC), André Wameso Nkualoloki, a tenu un point de presse pour expliquer les mécanismes de l’économie congolaise et les retards dans le paiement des agents de l’État.
Il a notamment affirmé que l’État perdait gros avec les églises et proposé que celles-ci versent un pourcentage des dîmes et offrandes collectées quotidiennement pour renflouer les caisses publiques.
Une affirmation sans fondement scientifique.
Premier à contester la politique de gouvernance d’André Wameso, qui a opté pour une baisse des taux de change, le pasteur et député provincial Godé Mpoyi avait déjà alerté sur ses conséquences néfastes pour l’économie nationale.
Depuis sa chaire, le pasteur Godé Mpoyi réplique vivement à cette sortie médiatique du gouverneur sur les dîmes et offrandes.
Pour lui, prélever un pourcentage sur ces dons n’a aucun fondement scientifique : les dîmes et offrandes des fidèles dépendent majoritairement des salaires versés par l’État.
On n’économise pas avec les dîmes, l’État a tout ce qu’il faut.
Expert en économie, le pasteur Godé Mpoyi rappelle qu’un Congolais bien payé gagne en moyenne 700 $ par mois, soit 2 $ par jour. Compter sur des dîmes et offrandes déjà insuffisantes pour sauver les finances publiques est illusoire.
La vraie solution est sous la main de l’État : coltan, cuivre, or. Il suffit d’arrêter les dirigeants qui volent l’argent public pour que le pays avance.
Les églises n’y sont pour rien dans cette crise économique, que Godé Mpoyi juge dangereuse en raison des décisions du gouverneur de la BCC. Il prévient quiconque oserait s’attaquer à l’Église : il le barrera sur son chemin.
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