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Infos trafic : Route de Matadi, la voie de la mort où le sang coule  quotidiennement

La route nationale N1, artère vitale reliant Kinshasa au port de Matadi, est devenue un couloir de terreur. Chaque jour, en moyenne, au moins deux accidents mortels y sont enregistrés, transformant ce trajet essentiel en un chemin de croix pour les usagers. Entre l’imprudence des conducteurs et la surcharge des véhicules, les causes de cette hécatombe sont connues. Mais face à l’urgence, les solutions se font toujours attendre.

Accident à la hauteur de mbanza-ngungu,27 septembre

C’est une sinistre comptabilité qui n’apparaît dans aucun bulletin officiel. Pourtant, elle rythme le quotidien des habitants et des voyageurs de la route de Matadi : deux accidents, au moins, par jour. Deux vies brisées, deux familles décimées, deux drames qui s’ajoutent à une liste macabre qui ne cesse de s’allonger. Cette route, qui est pourtant l’épine dorsale économique du pays en reliant la capitale au principal port maritime, est aujourd’hui synonyme de danger permanent.

Un parcours du combattant

Sur près de 300 kilomètres, les usagers affrontent un véritable parcours d’obstacles. 

« C’est une course à la vie permanente. Un vrai rodéo », témoigne Jean-Paul, chauffeur de bus depuis 15 ans. « La nuit, c’est pire. L’éclairage est inexistant et on roule en priant pour ne pas tomber dans un ravin. »

Accident à la hauteur de mbanza-ngungu

Imprudence, surcharge et véhicules en mauvais état

L’inconscience de certains conducteurs aggrave le tableau. Dépassements dangereux, excès de vitesse sur les rares portions en bon état, et non-respect des distances de sécurité sont monnaie courante.

« Les camions foncent comme si la route était neuve. Ils oublient qu’un pneu peut éclater à tout moment », déplore Marie Luboya, qui a perdu un proche dans un accident du vendredi dernier à Matadi kibala.

À ces comportements à risque s’ajoute le fléau de la surcharge. Les camions, les bus et même les voitures particulières sont souvent chargés au-delà de leur capacité, altérant leur stabilité et la puissance de freinage. Enfin, le mauvais état mécanique de nombreux véhicules, avec des pneus lisses ou des freins défaillants, complète ce cocktail explosif.

Accident à la hauteur de matadi kibala, 26 septembre dernier, un camion a percuté remorque. 3 morts

Un coût humain et économique insoutenable

Le bilan est lourd. Derrière le chiffre abstrait de « deux accidents par jour » se cache une réalité humaine déchirante : des parents, des enfants, des travailleurs qui ne rentrent jamais chez eux. Les services d’urgence, déjà sous-équipés, sont débordés. Le coût économique est tout aussi colossal : des marchandises détruites ou retardées, des véhicules de transport immobilisés, et une entrave majeure au développement du corridor économique le plus important du pays.

L’urgence d’une réponse globale

Face à cette situation, l’appel à l’action est unanime. Les solutions, bien que complexes, sont connues…

Pop KIDIMBU


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