C’est un message d’espoir et de rassemblement que le chanteur ivoirien Meiway a porté, mardi, sur le sol congolais. À peine descendu de l’avion en provenance de Paris, l’interprète de Zoblazo a lancé un vibrant plaidoyer pour une Afrique plus unie, où la culture jouerait le rôle de trait d’union entre les peuples.
Pour l’artiste, l’urgence est claire. « À l’instar des pays européens qui ont créé Schengen, ou d’autres nations qui sont une addition de fédérations, il faut que l’Afrique s’unisse », a-t-il confié, avec la ferveur de celui qui croit dur comme fer au pouvoir fédérateur de la création.
Et si les politiques peinent parfois à faire tomber les barrières, Meiway estime que les artistes, eux, ont déjà ouvert la voie. « Nous sommes les pionniers. On traverse avec nos chansons les frontières sans visa », rappelle-t-il. Avant d’ajouter, comme un vœu pieux : « Alors, j’espère que bientôt, entre les citoyens congolais et les citoyens ivoiriens, il n’y aura pas de visa non plus. Je l’espère. »
Kinshasa, un pèlerinage pour les artistes
Invité à la deuxième édition du Festival mondial de la musique et du tourisme, qui se tiendra du 8 au 10 octobre à Kinshasa, le chanteur n’a pas caché son émotion de fouler le sol de la RDC. Pour lui, la capitale congolaise n’est pas une simple escale, c’est une terre sacrée.
« On est toujours très heureux de venir ici. C’est un grand pays de culture, c’est un grand pays de musique. Et quand on arrive ici, on arrive comme si on allait en pèlerinage. Et forcément, nous sommes parmi ces privilégiés-là », a-t-il déclaré, visiblement touché.
Un hommage appuyé à une nation qu’il considère comme l’un des berceaux de la musique africaine, et une manière de saluer l’initiative du ministère du Tourisme, organisateur de l’événement.
« Être à la hauteur »
Conscient de l’attente que suscite sa venue, Meiway se veut humble mais déterminé. Il l’a promis : il donnera le meilleur de lui-même sur scène.
« On espère être à la hauteur de ce que l’organisation attend de nous et puis de ce que nos fanatiques aussi attendent de nous », a-t-il glissé, avec le sourire.
L’artiste en a également profité pour inviter la population congolaise à venir nombreuses participer à cette grande fête de la musique et du tourisme. Il s’est aussi dit prêt à collaborer avec les médias locaux pour faire rayonner sa musique et, plus largement, la culture africaine.
Un message simple, porté par une voix qui compte : celui d’une Afrique qui se parle, se chante et se rassemble, loin des lourdeurs administratives.