Dans son documentaire « Ninho : Le prix à payer », disponible sur Netflix, Ninho revient sur un épisode violent et longtemps resté silencieux de son adolescence. Le film, réalisé par Thibaut de Longeville et Yanis Tiliouine, retrace à la fois son ascension dans le rap français et le poids des épreuves personnelles qui ont façonné son parcours.
Un témoignage choc
Ninho affirme avoir été victime, à l’âge de 14 ans, d’une agression particulièrement brutale commise par une douzaine de jeunes. Selon son récit, il aurait été frappé à coups de couteau et de tournevis, puis enterré vivant dans une forêt située à proximité de son établissement scolaire, dans l’Essonne.
Il explique avoir été retrouvé grâce à des élèves qui participaient à un cours d’éducation physique et sportive. Ce sauvetage aurait marqué une rupture décisive dans sa vie, alors qu’il était encore adolescent et confronté aux violences de bande dans son environnement.
« Mon rap n’était plus enfantin »
Le rappeur relie directement cette expérience à l’évolution de son écriture et de son rapport à la musique. « Ça a changé ma vie. Après ça, j’avais trop de choses à dire. Mon rap n’était plus enfantin », confie-t-il dans le documentaire.
Cette confidence éclaire une part de la construction artistique de Ninho, dont les textes ont souvent été marqués par la dureté du quotidien, la méfiance et la volonté de survivre. Le documentaire présente ainsi la musique non seulement comme une réussite professionnelle, mais aussi comme un exutoire face à des blessures anciennes.
Un documentaire plus intime
Au-delà de cette révélation, « Ninho : Le prix à payer » explore les sacrifices liés à la célébrité, la solitude, les trahisons et les doutes de l’artiste, qui envisageait en 2025 de mettre un terme à sa carrière après dix ans de succès.
Le film ne se limite donc pas au portrait d’une star du rap français : il cherche à montrer le coût humain de cette trajectoire, depuis une enfance chaotique en région parisienne jusqu’au sommet de l’industrie musicale.