Mboso Kazadi Junior, commissaire principal de la Police Nationale Congolaise (PNC) et fils du 2e vice-président de l’Assemblée nationale, a claqué la porte en révélant des pratiques terrifiantes au sein de la force publique. Il affirme que « la Police a des alliances avec des criminels » et déclare : « Je ne veux pas participer à un génocide. »
Un acte de révolte aux implications explosives
La démission de Mboso Kazadi Junior n’est pas un simple changement de carrière ; c’est un acte de rébellion contre un système qu’il dit être corrompu jusqu’à la moelle. En quittant ses fonctions, ce haut gradé, dont le statut familial ajoute un poids considérable à ses paroles, a levé le voile sur une collaboration présumée entre des éléments de la PNC et le monde du crime.
Ses déclarations chocs pointent une trahison de la mission fondamentale de la police : protéger les citoyens. Il laisse entendre que certaines unités ou individus au sein de l’institution seraient complices d’activités criminelles, une accusation qui, si elle est avérée, révèlerait une faille sécuritaire gravissime.
Un contexte sécuritaire déjà précaire
Ces révélations interviennent dans un contexte où la confiance des populations envers les forces de l’ordre est déjà mise à mal. La RDC fait face à d’immenses défis sécuritaires, de l’activité des groupes armés à l’Est à la criminalité urbaine dans les grandes villes comme Kinshasa.
L’accusation selon laquelle la police entretiendrait des « alliances avec des criminels » risque d’anéantir le peu de crédit qui restait à l’institution. Cela pose une question cruciale : qui protège réellement le citoyen ordinaire si ceux qui sont censés le faire sont en cheville avec ceux qui le menacent ?
La référence à un « génocide » dans la déclaration de Mboso Kazadi est particulièrement lourde de sens. Bien que le terme soit fort et nécessite une clarification, il traduit une profonde inquiétude quant à la possibilité que les actions (ou l’inaction) de l’appareil sécuritaire puissent participer à une violence de masse contre certaines populations.
Les précédents et la culture de l’impunité
Malheureusement, ces accusations, bien que choquantes, ne surgissent pas dans un vide absolu. Des rapports d’organisations de défense des droits de l’homme ont régulièrement documenté des cas de violations commises par des forces de sécurité, ainsi que des liens présumés entre certains responsables et des réseaux délinquants.
Le vrai problème, souvent dénoncé, est celui de l’impunité. Lorsque des fautes ou des crimes commis par des agents ne donnent pas lieu à des enquêtes indépendantes et à des sanctions exemplaires, cela crée un terrain fertile pour que les dérives se généralisent. La démission d’un officier de haut rang pour ces raisons est un signal d’alarme sans précédent qui exige une réponse à la hauteur.
Les réactions et la suite à donner
Une telle révélation ne peut et ne doit pas rester sans suite. Elle appelle à trois actions immédiates et indispensables :Une enquête indépendante et transparente : Les autorités congolaises doivent immédiatement mandater une enquête crédible, impliquant éventuellement des acteurs internationaux neutres, pour investiguer sur les allégations précises de Mboso Kazadi Junior. Il s’agit de vérifier l’existence de ces « alliances », d’identifier les responsables et de comprendre les mécanismes qui les permettent.
Une enquête indépendante et transparente : Les autorités congolaises doivent immédiatement mandater une enquête crédible, impliquant éventuellement des acteurs internationaux neutres, pour investiguer sur les allégations précises de Mboso Kazadi Junior. Il s’agit de vérifier l’existence de ces « alliances », d’identifier les responsables et de comprendre les mécanismes qui les permettent.
Un audit profond de la PNC : Au-delà de ce cas spécifique, c’est toute la culture et le fonctionnement de la police qui doivent être passés au crible. Des réformes structurelles en matière de recrutement, de formation, de supervision et de reddition des comptes sont urgentes.
Une protection des lanceurs d’alerte : Le courage de Mboso Kazadi Junior ne doit pas être isolé. Un mécanisme doit être mis en place pour permettre à d’autres agents ou citoyens disposant d’informations sur la corruption ou les abus au sein des forces de sécurité de parler sans craindre pour leur vie.
un coup de semonce pour la RDC
La démission explosive de ce commissaire principal est bien plus qu’un fait divers ; c’est un coup de semonce qui révèle une gangrène au cœur même de l’appareil censé garantir la sécurité de tous les Congolais.
Ignorer ces accusations, c’est risquer une érosion définitive de l’autorité de l’État et de la confiance publique, deux piliers sans lesquels aucune paix durable n’est possible. La balle est désormais dans le camp des plus hautes autorités du pays. Leur réponse, ou leur absence de réponse, sera un message clair adressé à la nation tout entière sur leur volonté réelle de réformer en profondeur les services de sécurité et de lutter contre l’impunité, quel qu’en soit le prix.
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