Le pasteur Axel Lévi et son épouse Laurine, anciens responsables de l’Église Mission Faiseur de Disciples (MFD), ont publié une vidéo le 3 octobre 2026 pour revenir sur les accusations d’adultère qui ont conduit à leur destitution.
Dans cette prise de parole, le couple reconnaît avoir commis des infidélités mutuelles au cours de leurs onze ans de mariage et demande pardon aux fidèles.
Dans la vidéo, Axel et Laurine Lévi affirment vouloir « être jugés sur la base de la vérité et la vérité seule ». Axel Lévi explique avoir épousé Laurine à 22 ans, alors qu’elle était enceinte, reconnaissant avoir aussi pris cette décision par crainte de compromettre son avenir dans le ministère.
Le pasteur confie avoir été infidèle dès 2018 avec des femmes. Laurine Lévi admet pour sa part avoir trompé son mari avec des hommes en 2019. Elle affirme avoir cherché de la considération auprès d’autres hommes, tout en assurant que « c’est Axel que j’aime ».
« Concernant les fautes d’adultère, sur nos 11 ans de mariage, nous avons été adultères tous les deux. En 2018, c’est moi qui ai été adultère en premier, avec des femmes », déclare Axel Lévi.
Démentis et précisions sur les accusations
Le couple conteste plusieurs accusations circulant sur les réseaux sociaux. Laurine Lévi nie notamment avoir détenu un compte OnlyFans ou avoir eu une relation adultère avec un membre de l’Église.
De son côté, Axel affirme n’avoir entretenu de relation qu’avec une seule femme mariée, dont il demande pardon. Il rejette aussi l’idée d’avoir frappé son épouse jusqu’à la mettre en fauteuil roulant, expliquant qu’elle était tombée lors d’une sortie d’acrobranche.
« Je n’ai jamais eu de relation avec plusieurs femmes mariées. C’était une seule, une seule femme mariée. Et je tiens sincèrement à demander pardon à son mari. Je tiens sincèrement à vous demander pardon », déclare Axel Lévi.
Le pasteur reconnaît toutefois des gestes violents après la découverte de chaque adultère :
« L’adultère ne justifie pas l’agressivité, peu importe sa forme. » Il innocente également le prophète Jonathan Gambella, qui « n’était même pas au courant ».
Un appel à la restauration spirituelle
Axel Lévi s’en prend à lui-même pour n’avoir pas demandé d’aide :
« Par peur, par orgueil, je n’ai pas confessé. » Il demande pardon aux pères spirituels à qui il a tourné le dos.
« Toutes nos fautes ont été exposées aujourd’hui parce que Dieu voulait sûrement nous sauver, là où nous pensions nous sauver en demeurant dans l’adultère ou en ne cherchant pas de l’aide auprès des pères à qui Dieu nous connectait de plus en plus pour notre salut ou pour notre délivrance », déclare le couple.
Cependant, le couple annonce n’avoir « plus aucun pouvoir de gestion » au sein des églises MFD et dit vouloir travailler à sa restauration. Il conclut : « Nous pardonnons à tous ceux qui ont menti.
Dans une lettre ouverte publiée précédemment, Axel Lévi avait déjà reconnu « le péché d’adultère », tout en affirmant que les relations en question étaient consenties.
« Je reconnais avoir eu des relations sexuelles consenties avec certaines femmes de l’Église, mais également avec des femmes extérieures à l’Église. Je précise cependant une chose importante : ces relations étaient consenties. Je n’ai jamais agressé, violé ou exercé de pression sur aucune des personnes concernées », avait-il écrit.
L’Église MFD, basée en région parisienne, est une organisation religieuse évangélique active dans la diaspora chrétienne francophone, avec des antennes en Europe, en Afrique et au Canada. Axel Lévi, d’origine ivoirienne, s’était fait connaître auprès de la jeunesse chrétienne par ses enseignements sur la foi, le mariage et la sexualité.
Par ailleurs, la destitution du couple a été suivie, moins de 48 heures après, par celle de la prophétesse Deborah Valetudie, responsable de l’antenne MFD de Montréal, également pour « faits très graves ».
À ce jour, aucune plainte ni procédure judiciaire n’a été rendue publique en France dans cette affaire. Axel Lévi a annoncé son intention de saisir la justice contre les auteurs de propos qu’il qualifie de diffamatoires et de cyberharcèlement.