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Selon l’internaute Clémence Kalumbudji, seule une révolution des transports publics peut sauver Kinshasa

Kinshasa s’est réveillée paralysée. Une grève des chauffeurs de taxi, provoquée par les opérations de contrôle et de « fluidification » des routes menées par la nouvelle unité de police forte de 3 000 agents, a une fois de plus mis la capitale congolaise à l’arrêt. Cette réaction en chaîne, prévisible pour certains, met en lumière la fragilité et les tensions latentes d’un système de transport urbain à bout de souffle.

En réaction à l’allocution du gouverneur de la ville, Daniel Bumba, sur cette opération, l’internaute Clémence Kalumbudji a apporté un éclairage percutant, déplaçant le débat de la simple manifestation de l’ordre vers une nécessaire refonte en profondeur. Son constat est sans appel : « L’État doit prendre ses responsabilités. Le secteur de transport échappe au contrôle de l’État. Aujourd’hui le privé contrôle à 99% le secteur de transport à Kinshasa. D’où ils brillent par les caprices et l’insoumission. »

Cette analyse résume le cœur du problème. L’absence d’une offre de transport public structurée et massive a laissé le champ libre à une multitude d’acteurs privés, taxis, taxis bus, motos -taxis qui, bien qu’essentiels à la mobilité des Kinois, opèrent dans un cadre peu régulé. Dans ce contexte, toute mesure coercitive perçue comme une menace directe contre leur activité, même visant à améliorer la sécurité ou la fluidité, peut déclencher un mouvement de protestation capable de bloquer la ville.

Mais Clémence Kalumbudji ne se limite pas au constat. Elle esquisse une voie de sortie, un plan en deux axes qui replace l’autorité publique au centre du jeu.

Première urgence, créer une concurrence salutaire par le service public. Son remède principal est clair :

« Pour résoudre le problème, l’État doit créer la concurrence en mettant sur pied des bus de transport en commun en quantité suffisante sur toutes les lignes à des prix reflétant le pouvoir d’achat de la population. »

Il ne s’agit pas d’éradiquer le secteur privé, mais de lui opposer une alternative crédible, abordable et fiable. La présence d’une flotte publique importante briserait le monopole de fait des opérateurs privés sur la mobilité des citoyens, offrant aux usagers un choix et une marge de manœuvre. Cette concurrence serait le meilleur régulateur, obligeant l’ensemble du secteur à s’améliorer.

Deuxième pilier, améliorer l’écrin infrastructurel. Son second point complète le premier :

« Secondairement, toujours dans ses responsabilités, l’État doit améliorer les infrastructures routières afin de rendre le trafic fluide. » Quel serait l’intérêt de nouveaux bus s’ils restent coincés dans les mêmes embouteillages chroniques ? La fluidité du trafic est une condition sine qua non pour l’efficacité de tout système de transport. La réhabilitation des voies, la gestion intelligente des carrefours et le développement d’axes dédiés sont indispensables.

La grève d’aujourd’hui est un symptôme. Le message de Clémence Kalumbudji va au-delà de l’événement ponctuel : il appelle à une vision stratégique.

Réguler un secteur sans en offrir les alternatives, c’est prendre le risque de la paralysie. La véritable « fluidification » passera moins par des contrôles musclés que par une reprise en main courageuse et investie de la mobilité urbaine par les pouvoirs publics. L’enjeu est de taille : rendre à Kinshasa un réseau de transports digne, efficace et au service de tous ses habitants. Le débat est lancé.

Pop KIDIMBU


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