Devant la presse ce mercredi à Kinshasa, le président Félix Tshisekedi a tenu à clarifier sa position sur l’épineuse question d’un troisième mandat.
« Je n’ai pas sollicité un 3e mandat », a-t-il martelé, démentant les rumeurs qui circulent depuis plusieurs semaines sur une éventuelle modification de la Constitution. Cependant, il a aussitôt ajouté, dans une formule qui laisse planer le doute :
« mais si les Congolais me demandent de revenir au front, je serai à leur disposition ». Une déclaration qui n’a pas manqué de susciter de vives réactions.
Le chef de l’État, dont le second mandat s’achève théoriquement en 2028, semble ainsi ouvrir la porte à une prolongation exceptionnelle, conditionnée à une « demande populaire ». Cette posture alimente les spéculations sur ses intentions réelles. Ses partisans y voient une preuve d’humilité et d’écoute, tandis que ses opposants dénoncent une manœuvre pour tester l’opinion et préparer un nouveau débat sur la limitation des mandats, inscrite dans la Constitution de 2006.
En l’absence de cadre légal permettant un troisième mandat, toute initiative en ce sens exigerait un référendum ou une révision constitutionnelle. Félix Tshisekedi n’a pas évoqué ces aspects techniques, préférant renvoyer la balle au peuple congolais.
Reste à savoir si cette « disponibilité » affichée se traduira par des actions concrètes dans les mois à venir, ou si elle ne fut qu’une simple réponse de contournement face aux questions pressantes des journalistes.
✍️ Pop KIDIMBU
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