La question des droits d’auteur continue de secouer la musique congolaise. Après Flamme Kapaya et Celeo Scram face à Werrason, c’est au tour de Brian Solo de monter au créneau. L’ancien soliste de Cultur’A Pays Vie réclame désormais sa part sur le tube « Fimbu », onze ans après sa sortie.
« Fimbu » : un succès qui profite à un seul homme ?
Brian Solo n’y va pas par quatre chemins. Selon lui, le morceau emblématique de Félix Wazekwa continue de générer des revenus considérables, mais une seule personne en bénéficierait.
« J’ai attendu longtemps, mais là, c’est trop. Fimbu continue de connaître du succès, jusqu’à accompagner nos Léopards au Mondial. Ça génère beaucoup en termes de chiffres, mais une seule personne en profite : notre vieux Monstre d’Amour. »
Le guitariste rappelle que « Fimbu » a dépassé le simple cadre musical pour devenir un véritable phénomène culturel. Le morceau a notamment accompagné les Léopards de la RDC lors de leur parcours au Mondial, offrant ainsi une visibilité internationale inestimable au titre.
Un rôle clé revendiqué
Brian Solo ne réclame pas une reconnaissance symbolique. Il affirme avoir été guitariste principal sur le morceau et soliste du groupe à l’époque. Un rôle central dans la création musicale qui, selon lui, justifie pleinement sa demande de droits d’auteur.
Cette situation illustre une nouvelle fois le problème récurrent de la répartition des droits au sein des orchestres congolais. Si le leader reste souvent le seul visage du succès, les musiciens de l’ombre peinent à faire valoir leur contribution.
Une vague de revendications
Cette sortie de Brian Solo s’inscrit dans un contexte plus large. Depuis quelques semaines, les anciens musiciens de Wenge Musica Maison Mère multiplient les prises de parole pour réclamer leurs droits. Flamme Kapaya a ouvert la voie, Celeo Scram a emboîté le pas, et d’autres pourraient suivre.
Un mouvement de fond semble s’amorcer dans la musique congolaise : celui d’une génération d’anciens musiciens qui refuse désormais de se taire et entend récupérer ce qui lui revient.
Affaire à suivre…