Incarcéré à la prison centrale de Makala, l’animateur Charlie Prince a demandé sa mise en liberté provisoire devant le Tribunal de paix de Kasa-Vubu. Il est poursuivi à la suite d’une plainte déposée par le chanteur Koffi Olomide, qui lui reproche des propos présumés diffamatoires tenus lors de récentes interventions médiatiques.
Une demande fondée sur ses garanties sociales
Lors de l’audience du 29 octobre 2026 dernier, ses conseils ont plaidé pour sa libération en invoquant notamment sa qualité de père de famille, son adresse résidentielle connue et ses activités professionnelles. Selon la défense, ces éléments démontrent que Charlie Prince n’a ni l’intention ni les moyens de fuir la justice.
Les avocats estiment également que le maintien en détention préventive n’est pas justifié dans un dossier portant sur des faits de diffamation et d’imputation dommageable, d’autant que la procédure n’a pas encore abouti à une condamnation définitive. Le placement sous mandat d’arrêt provisoire, intervenu après son audition, ne constitue pas une déclaration de culpabilité.
La partie civile réclame son maintien en détention
Face à cette demande, elle s’est opposée à la libération du chroniqueur. Elle plaide pour son maintien sous les verrous, en évoquant un risque de récidive et la nécessité, selon elle, de freiner la prolifération des injures et accusations non fondées sur les réseaux sociaux.
Pour la partie civile, l’affaire dépasse le seul différend entre deux personnalités publiques : elle toucherait à la protection de l’honneur et de la réputation, particulièrement dans un environnement médiatique où les propos circulent rapidement et sans contrôle suffisant.
Une affaire qui interroge la liberté d’expression
Le dossier relance le débat sur la frontière entre liberté d’expression, critique médiatique et diffamation en RDC. Charlie Prince, connu pour ses analyses sur la musique congolaise, devra répondre des accusations formulées par Koffi Olomide, tandis que la justice devra apprécier le caractère diffamatoire des propos reprochés.
La décision du Tribunal de paix de Kasa-Vubu sur la demande de liberté provisoire est désormais attendue. Elle pourrait influencer la suite de la procédure, alors que l’affaire suscite une forte attention dans l’opinion et sur les réseaux sociaux.