Figure emblématique de Wenge Musica BCBG 4×4 Tout Terrain, Alain Makaba revient avec lucidité sur son immense parcours dans la musique congolaise.

Malgré certains regrets, l’artiste préfère retenir l’impact qu’il estime avoir laissé dans l’histoire de la rumba et du ndombolo congolais.
“J’ai choisi de laisser la place aux autres”
Alain Makaba affirme qu’à l’époque des débuts du Wenge 4×4, il faisait partie des premiers membres mis en avant au sein du groupe.
Mais avec le temps, plusieurs artistes comme Werrason, JB Mpiana ou encore Blaise Bula ont acquis une visibilité plus importante.
Selon lui, cette situation est aussi le résultat d’un choix personnel.
🗣️ « J’ai préféré leur laisser la place, parce que je n’aime pas m’approprier les choses… »
Une école née de son style
Même s’il reconnaît certains choix qu’il referait autrement aujourd’hui, Alain Makaba reste fier de son héritage artistique.
Il estime avoir largement contribué à l’évolution du son congolais moderne et affirme voir plusieurs guitaristes s’inspirer encore de sa manière de jouer.
🗣️ « Je pense avoir énormément contribué à la musique de notre pays… Une véritable école s’est formée dans mon sillage. »
Son regard sur l’évolution de la rumba
Face aux critiques autour de l’évolution de la rumba congolaise, Alain Makaba refuse de parler de disparition ou de déclin.
Pour lui, la musique évolue naturellement avec les générations, les technologies et les influences mondiales.
“Même la musique américaine a changé”
Le musicien rappelle que toutes les musiques du monde connaissent aujourd’hui des transformations importantes sous l’effet d’Internet et des échanges culturels internationaux.
🗣️ « Même la musique américaine a évolué… les styles se mélangent partout dans le monde. »
Une rumba appelée à se transformer
Selon Alain Makaba, la rumba congolaise ne disparaîtra pas.
Elle continuera simplement à évoluer avec son époque, intégrant de nouvelles influences, de nouveaux instruments et de nouvelles sonorités, tout en conservant son identité profonde.




