L’info est tombée ce matin, provoquant une onde de choc dans le monde de la musique congolaise. Plusieurs médias annoncent le décès brutal du célèbre soliste Alvarito Solo. Figure emblématique de la guitare sèche et de la rumba moderne, il laisse derrière lui un héritage immense, jalonné de riffs inoubliables composés aux côtés de deux monstres sacrés : Koffi Olomide et Fally Ipupa.
Une fin annoncée ? La vidéo de « délivrance » qui inquiétait
Depuis quelques jours , une vidéo circule massivement sur la toile, et elle prend aujourd’hui une dimension tragique. On y voit Alvarito Solo dans une église, entouré de fidèles, en pleine session de prière et de délivrance. L’image est saisissante : le visage marqué par l’épreuve, le musicien se confie au pasteur.
Dans un échange visiblement troublant, Alvarito évoque un mal sournois : « J’ai un problème de respiration, je sens que l’air ne passe plus. »
Des mots qui résonnent aujourd’hui comme un sinistre présage. Les internautes, partagés entre incrédulité et tristesse, commentent massivement cette séquence, certains y voyant « les derniers instants d’un combat contre l’invisible ».
Un virtuose au service des plus grands
Alvarito Solo n’était pas juste un guitariste, comme soutient Djoniko, c’était un « faiseur de tubes ». Son jeu de guitare, reconnaissable entre mille, a bercé les soirées et les bals populaires. C’est dans le giron de Koffi Olomide qu’il s’est fait un nom, imposant son style percutant au sein du Quartier Latin, avant de devenir l’un des artisans majeurs du son de Fally Ipupa, notamment sur des titres devenus des classiques.
Sa virtuosité technique, alliée à une sensibilité rare, faisait de lui un musicien complet. Il ne jouait pas des notes ; il racontait des histoires.
« Il laisse un héritage énorme »
Sur les réseaux sociaux, les hommages affluent, souvent accompagnés d’extraits de ses plus belles partitions. Les mélomanes pleurent un « génie » dont les doigts faisaient pleurer les cordes.
Alors que les circonstances exactes de sa mort restent à clarifier (entre ses problèmes de santé évoqués et les rumeurs de malédiction liées à la vidéo), une certitude demeure,la musique congolaise perd l’un de ses plus brillants ornements.
Paix à son âme. Ses solos, eux, ne s’éteindront jamais.