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Constant Omari : « Mon plus grand regret, c’est d’avoir vu mourir la grandeur des clubs congolais »

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La déclaration de Constant Omari, ancien président de la FECOFA, résonne comme un cri d’alarme sur le déclin d’un géant africain.

Il y a vingt ans, les clubs congolais notamment TP Mazembe en tête, mais aussi Vita Club ou DCMP, Lupopo, faisaient trembler le continent. Mazembe reste le seul club africain à avoir disputé une finale de Coupe du Monde des clubs (2010), et ses 5 Ligues des champions africaines et ses Coupes de la Confédération rappellent un âge d’or.

Pourtant, aujourd’hui, les clubs congolais ne font plus le poids par aux autres équipes africaines, ils s’enlisent dans des éliminations précoces face à des clubs sud-africains, marocains ou égyptiens mieux organisés. Ce recul n’est pas un simple coup du sort : il traduit une faillite systémique, où l’absence de calendrier régulier, la vétusté des infrastructures et la précarité financière ont transformé l’exception congolaise en exception statistique.

Mais cette nostalgie ne doit pas masquer une responsabilité partagée. Si Constant Omari déplore aujourd’hui cet effacement, son mandat à la tête de la fédération n’a pas inversé la tendance, coincé entre les querelles internes et le manque de vision à long terme.

Le vrai regret, au-delà des mots, est de n’avoir pas su imposer un cahier des charges strict aux clubs, ni négocié des partenariats durables pour professionnaliser la gestion.

Cependant, Les talents congolais ne manquent pas mais ils s’expatrient jeunes, faute de championnat compétitif. Pour renaître, il ne suffit pas de pleurer un passé glorieux ; il faut construire des stades aux normes, former des managers et surtout accepter que le football moderne se gagne hors du terrain, dans les bureaux et les centres de formation. L’heure n’est plus aux regrets, mais à une refondation que les seuls discours ne pourront pas porter.

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Écrit par pop Kidimbu

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