EN DIRECT

Droits d’auteur : Flamme Kapaya sort de son silence et réclame justice après 20 ans d’attente

·3 min de lecture
Screenshot
Screenshot

Figure emblématique de la guitare solo au sein de Wenge Musica Maison Mère, Flamme Kapaya sort de sa réserve. Après près de deux décennies de vaines tentatives de règlement à l’amiable, l’artiste réclame officiellement la régularisation de ses droits d’auteur auprès de la Sacem.

C’est une histoire qui illustre les complexités juridiques et relationnelles du show-business congolais. Flamme Kapaya, ancien soliste du groupe mythique Wenge Musica Maison Mère, a décidé de briser le silence. Il y a peu, il a publiquement interpellé son ancien patron, Werrason, et les instances compétentes, concernant la gestion de ses droits d’auteur.

Une promesse vieille de 20 ans

L’origine du conflit remonte à 2007. Selon les déclarations de l’artiste, une tentative de règlement à l’amiable avait été entamée à l’époque. Flamme Kapaya raconte s’être rendu chez Werrason pour trouver une solution transactionnelle.

« En 2007, j’étais allé chez Werrason. Je lui ai dit de m’acheter une parcelle à Bandal pour qu’on règle la situation. Il m’a dit de l’appeler demain. En l’appelant, c’est le chef des danseuses qui m’a répondu. Je lui avais demandé de dire au président de me rappeler. Ça fait 20 ans que j’attends ce rappel », a-t-il expliqué.

Cette anecdote révèle l’impasse dans laquelle se trouve l’artiste, qui affirme avoir tenté la voie de la négociation directe avant d’envisager des recours plus formels.

« Mes enfants doivent en bénéficier »

Au-delà de la simple question financière, Flamme Kapaya soulève un principe de propriété intellectuelle. Il affirme ne pas pouvoir céder ses droits, arguant que son héritage musical doit perdurer pour sa descendance. Le soliste insiste sur le fait que ses créations au sein du groupe lui appartiennent en tant qu’auteur-compositeur, et que ses enfants doivent pouvoir en bénéficier à l’avenir. C’est donc une demande de régularisation pérenne et structurelle qu’il adresse à la Sacem en France (Société des Auteurs, Compositeurs et Éditeurs de Musique).

Silence du côté de Werrason

Pour l’heure, le camp de Werrason n’a pas encore réagi publiquement à ces déclarations. Contacté par la rédaction de talents2kin, l’entourage du « Roi des Arènes » n’a pas donné suite, laissant planer le doute sur une éventuelle reconnaissance des faits ou une volonté de négocier.

Cette affaire met en lumière la problématique récurrente de la protection des œuvres et des droits d’auteur dans l’industrie musicale congolaise, où les arrangements à l’amiable, bien que courants, peinent parfois à se concrétiser, laissant les artistes dans une attente indéterminée. Pour Flamme Kapaya, l’heure n’est plus à la promesse orale, mais à la revendication légale.

Partager Facebook X
Écrit par pop Kidimbu

La newsletter Talents2kin

L’essentiel de la culture urbaine congolaise, chaque semaine dans votre boîte mail.

Pas de spam. Désinscription en un clic.