La nouvelle a fait l’effet d’une surprise stratégique. Alors que les Léopards de la RDC ont quitté la compétition plus tôt que prévu, un drapeau congolais flottera pourtant bien au-dessus de la finale de la CAN 2025, ce dimanche opposant le Sénégal au Maroc. Comment est-ce possible ? Grâce à un homme et un sifflet.
En confiant l’arbitrage du match le plus important du continent au Congolais Jean-Jacques Ndala, la Confédération Africaine de Football (CAF) offre une revanche symbolique et magistrale à la nation congolaise. Alors que les espoirs sportifs des supporters s’étaient éteints avec l’élimination de leur équipe, voilà que l’un des leurs est désigné pour être le maître du temps et de la loi lors du choc entre les Lions de la Teranga et les Atlas Lions.
L’arbitre comme ultime ambassadeur
Cette décision, annoncée dans la foulée du match d’ouverture, est bien plus qu’un choix technique. C’est un coup de projecteur monumental sur l’excellence congolaise. Jean-Jacques Ndala incarne la nouvelle génération d’arbitres africains : calme, autoritaire, techniquement irréprochable et respecté des plus grandes stars du football. Son parcours, depuis les terrains de Kinshasa jusqu’aux plus grandes enceintes continentales, est un modèle de rigueur.
En le plaçant au cœur de l’événement, la CAF reconnaît non seulement son talent individuel, mais fait aussi indirectement honneur au football de toute une région. Dimanche, lorsque le monde regardera la finale, un fils de la RDC sera l’autorité suprême sur le terrain. Il sera celui qui donne le coup d’envoi, qui arrête le jeu, qui valide ou refuse les buts. Une responsabilité immense et un honneur sans précédent.
Une pression transformée en fierté
L’enjeu est de taille pour Ndala. La finale s’annonce comme un duel d’une intensité extrême entre deux nations au sommet de leur art. Gérer les tempéraments des Sadio Mané, Ismaïla Sarr, Achraf Hakimi ou Diaz requiert une psychologie et une fermeté hors norme. Mais le Congolais, réputé pour son sang-froid et son dialogue constant avec les joueurs, dispose de toutes les armes pour relever ce défi.
Une finale dans la finale
Ainsi, dimanche, il y aura bien une équipe congolaise sur la pelouse. Elle sera vêtue de noir, armée d’un sifflet et des cartons, et son capitaine s’appellera Jean-Jacques Ndala. Dans les coulisses de ce choc titanesque, une autre bataille, tout aussi noble, sera livrée : celle de l’équité, du respect des règles et de l’honneur du football africain.
La RDC jouera donc sa finale. Pas avec ses attaquants, mais avec son arbitre. Pas pour marquer des buts, mais pour garantir la justice du jeu. Et dans ce rôle crucial, tout un pays retrouvera une raison de fixer l’écran, le cœur battant, derrière son champion à la silhouette impassible.
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