La Confédération Africaine de Football (CAF) a exclu les clubs de la République Démocratique du Congo (RDC) des compétitions interclubs 2025-2026, provoquant une onde de choc dans le paysage footballistique congolais. Aucun représentant congolais n’apparaît dans la liste officielle des participants à la Ligue des Champions ou à la Coupe de la Confédération, publiée par la CAF le 8 août 2025. Cette décision fait suite à un litige interne concernant l’arrêt anticipé du championnat national et à une plainte déposée par le TP Mazembe auprès du Tribunal Arbitral du Sport (TAS) contre la Fédération Congolaise de Football (FECOFA) . La CAF aurait gelé les quatre places allouées à la RDC en attendant la résolution de ce conflit, plongeant les clubs concernés notamment Les Aigles du Congo, FC Lupopo, Maniema Union et AS Simba de Kolwezi dans une incertitude profonde .
La FECOFA monte au créneau
Face à cette exclusion, la FECOFA a lancé une offensive diplomatique vigoureuse. Dans une correspondance officielle adressée à la CAF, elle dénonce un « préjudice sportif et administratif injustifié » et exige la réintégration immédiate des clubs congolais . La fédération argue que le TAS n’a pas encore rendu de décision définitive sur le litige opposant certains clubs, et que bloquer l’accès aux compétitions continentales avant l’issue de cette procédure est prématuré et contraire aux principes d’équité . Elle souligne également l’urgence de la situation, la date limite d’enregistrement des joueurs étant fixée au 31 août 2025 .
Des conséquences sportives et économiques lourdes
Cette exclusion pourrait avoir des répercussions graves sur le développement du football congolais. Privés de la vitrine continentale, les clubs risquent de voir leurs ambitions sportives et économiques compromises : difficultés financières, départ des talents locaux, et perte d’attractivité pour les investisseurs . Pour des clubs comme Les Aigles du Congo, sacrés champions nationalement mais non reconnus par la CAF en l’absence d’un championnat achevé, cette situation représente un déni de reconnaissance sportive . La RDC, historiquement l’un des berceaux du football africain, se retrouve ainsi marginalisée sur la scène continentale.
Un contexte interne chaotique
La source du conflit remonte à la gestion controversée du championnat congolais. La LINAFOOT a été arrêtée sans que tous les matches prévus ne soient joués, ce qui a conduit le TP Mazembe à saisir le TAS pour non-respect des règles sportives . La CAF exigerait que le championnat soit achevé pour valider le classement, mais la FECOFA n’aurait pas pris les mesures nécessaires pour respecter cette exigence . Certains observateurs pointent du doigt l’ingérence politique et le manque de professionnalisme dans la gestion du football congolais, tandis que d’autres accusent la CAF de rigidité excessive .
L’appel au dialogue et à la raison
La FECOFA en appelle désormais à la sagesse de la CAF, la pressant de « préserver l’image et la crédibilité du football continental » en revenant sur sa décision . Elle insiste sur le respect des textes régissant les compétitions et l’égalité des chances pour toutes les fédérations membres . La balle est désormais dans le camp de la CAF, dont la réponse sera déterminante pour l’avenir des clubs congolais et pourrait même influer sur la participation des Léopards (l’équipe nationale) aux compétitions internationales . En attendant, le football congolais retient son souffle, espérant une résolution rapide et équitable de cette crise sans précédent.
Pop KIDIMBU
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