Le vendredi 16 octobre, Gradur a rempli l’Accor Arena de Paris pour son concert Décennie, célébrant dix ans de carrière. Mais la soirée a dépassé la simple fête du rap, elle a aussi porté un message fort pour la République démocratique du Congo.
« Free Congo », un cri pour la paix
Le temps fort symbolique est resté « Free Congo », titre de Gradur réalisé avec notamment Youssoupha, Josman et Kalash Criminel. Le morceau appelle à ne pas oublier le drame congolais et à exiger la paix, la protection des civils et la dignité pour la RDC.
La présence sur scène de Youssoupha, ninho ou kalash criminel a renforcé la portée du message. Ensemble, les artistes ont transformé la scène parisienne en plateforme de solidarité avec les populations de l’est du pays.
Depuis plus de trente ans, l’est de la RDC est marqué par les violences de groupes armés, les déplacements massifs et une insécurité persistante. Le conflit impliquant notamment le M23 a de nouveau attiré l’attention internationale en 2025.
En reprenant « Free Congo » devant des milliers de spectateurs, Gradur et ses invités ont rappelé que cette crise ne doit pas rester confinée aux pages intérieures des médias. Leur message était clair : le Congo doit être libre, et la paix dans l’est doit devenir une priorité collective.
Pour la diaspora congolaise, voir Gradur occuper l’Accor Arena représentait aussi une victoire culturelle. L’artiste franco-congolais a prouvé que le rap français pouvait faire résonner, au cœur de Paris, la voix d’un pays trop souvent réduit à ses crises.
La soirée laissera donc l’image d’un concert où les tubes ont rencontré l’engagement,une nuit de musique, mais surtout un appel à la paix pour la RDC