Lors d’une récente prise de parole, le leader de Wenge BCBG a livré une analyse sans concession sur l’industrie musicale actuelle. Entre nostalgie des ventes physiques et critique des récompenses modernes, JB Mpiana rappelle que la véritable consécration se trouve ailleurs.
Dans un monde de la musique congolaise en pleine mutation, JB Mpiana reste une figure incontournable. Mais Papa chéri ne semble pas prêt à sacrifier son intégrité sur l’autel des distinctions modernes. Interrogé sur les trophées et récompenses qui pleuvent aujourd’hui sur la scène musicale, l’artiste a été catégorique : il n’envie rien de tout cela.
Pour lui, la donne a changé. Là où le talent et le travail se mesuraient autrefois à l’aune des ventes réelles, l’époque actuelle semble favoriser d’autres circuits. « Les distinctions de nos jours se négocient et s’achètent », affirme-t-il avec une pointe de regret dans la voix.
Cependant,JB Mpiana puise dans ses propres souvenirs pour appuyer son propos. Il se remémore l’époque où décrocher un Disque d’Or n’était pas une simple formalité marketing, mais le résultat d’un plébiscite populaire massif:
« Nous, quand on avait obtenu le disque d’or, c’était après avoir vendu 100 000 exemplaires, et de manière authentique », se souvient-il.
Une époque où le public se déplaçait, achetait la cassette ou le CD, et où le succès se comptait en unités vendues, et non en clics virtuels. Une ère où l’artiste était « réellement parmi ceux qui vendaient », comme il le souligne avec fierté.
La critique des nouveaux critères
Le constat de l’artiste est sans appel face aux critères actuels. Il pointe du doigt une forme d’inflation des récompenses, où les seuils semblent s’être effondrés. « Aujourd’hui, certains l’obtiennent avec 10 000 ventes, 1 million de vues, etc. », déplore-t-il.
Sans diaboliser les nouveaux outils digitaux, il constate une différence de structure : « Chacun a sa structure maintenant ». Mais pour lui, la comparaison s’arrête là. La magie des ventes physiques et de l’adhésion populaire massive avait une saveur que les algorithmes ne pourront jamais reproduire.
« Le vrai trophée, c’est le cœur des fans »
Au-delà deissent la polémique sur l’achat les de récompenses, JB Mpiana recentre le débat sur l’ titessresentiel : le public. Pour lui, la par plus belle distinction ne se trouve ni sur une cœur étagère, ni dans une vitrine, mais dans la mémoire collective.
« Le vrai trophée, ce sont les cœurs des fans, ceux qui connaissent les titres par cœur, le reste, ça se négocie, ça s’achète », déclare-t-il.