Invité sur le poteau de Bosolo na Politik, JB Mpiana a décidé de sortir de son registre. Dans une sortie médiatique remarquée, l’artiste qualifie la présidence de Félix Tshisekedi de « mission divine » plutôt que de simple mandat. Jusqu’à évoquer un possible troisième mandat. Tollé en vue.
« Fatshi a une mission, pas un mandat. »
La phrase est lâchée, et elle ne passera probablement pas inaperçue. JB Mpiana s’est récemment exprimé sur la situation politique de la République démocratique du Congo.
« Je le soutiens pour un troisième mandat »
Selon ses propos, le président Félix Tshisekedi ne se contenterait pas d’exercer un mandat classique : il serait investi d’une véritable mission, presque providentielle, pour le peuple congolais, en particulier les populations martyres de l’Est.
« Qu’on le laisse faire son travail. Après tout, il ne restera pas éternellement au pouvoir. Je le soutiens pour un troisième mandat, mais c’est le peuple qui décide », a-t-il ajouté, provoquant déjà un tollé sur la toile.
Un appel à un troisième mandat qui, pour rappel, est formellement interdit par la Constitution congolaise actuelle (article 70), sauf changement constitutionnel, hypothèse hautement sensible dans un pays marqué par des décennies de dérives autoritaires.
De la musique à la prise de position politique : un dangereux mélange ?
Au-delà de l’admiration qu’inspire JB Mpiana sur le plan artistique notamment chanteur, chorégraphe, cofondateur de Wenge Musica, roi du ndombolo, sa sortie médiatique pose une question de fond : un artiste doit-il s’engager aussi frontalement en faveur d’un pouvoir en place, au risque de diviser son propre public ?
Car si certains fans saluent son « patriotisme » et son « franc-parler », d’autres dénoncent une tentative de légitimer un éventuel glissement vers un maintien au pouvoir, ou tout simplement une récupération politique en échange d’un accès facilité aux scènes européennes et aux subventions culturelles.
✍ Pop KIDIMBU




