Junior Motukwa a posé les armes. Pas sur scène, pas dans un live, mais sur une lettre adressée à Fally Ipupa en personne. Après près de 20 ans à suer pour la F’Victeam, le musicien a officialisé son départ avec des mots choisis, presque trop beaux :
« marqué par le sens de l’humanisme et d’altruisme affiché à mon endroit par mon président », écrit-il, comme pour rappeler que malgré tout, Fally reste un père. Mais ces mots polis, cette gratitude affichée, tout le monde à Kinshasa les lit entre les lignes. Parce qu’on sait tous que Motukwa n’est pas parti en claquant la porte… il a été écarté. Et cette lettre, aussi belle soit-elle, c’est juste la cravate qu’on met sur un costume avant d’aller au tribunal.
Un manquement grave
Les détails de ce « manquement grave » qui lui est reproché ont été en parti révélés par des audios qui circulaient sur la toile…cependant, Fally Ipupa, malgré son statut de star internationale, reste un patron exigeant. Alors si Motukwa a été écarté, c’est que la ligne rouge a été franchie.
Près de 20 ans de loyauté, une fin qui interroge
Depuis 2007, Motukwa était là. Avant les stades européens, avant les trophées, avant les collaborations avec les grands noms de la planète. Il a traversé toutes les époques de Fally, il a porté le son, il a fait vibrer les foules. Alors le voir partir aujourd’hui, même avec une lettre élégante, ça laisse un goût amer. À Kinshasa, tout le monde se demande :
« Est-ce que 20 ans de service méritaient vraiment cette fin ? »
Certains diront que Fally a bien fait de couper les ponts. D’autres que Motukwa méritait mieux qu’une mise à l’écart et une lettre pour seule défense…