Le ministère public a requis une peine de six mois de servitude pénale principale contre l’animatrice Virginie Manganga, poursuivie dans le dossier qui l’oppose au chanteur Fally Ipupa. L’audience s’est tenue au Tribunal de paix de Kinshasa/Gombe, siégeant à la prison centrale de Makala.
À l’issue des plaidoiries, le parquet a demandé la condamnation de la prévenue à six mois de prison. Le tribunal n’a toutefois pas rendu sa décision à l’issue de l’audience : l’affaire a été mise en délibéré, et le verdict reste attendu.
Par ailleurs, Virginie Manganga est poursuivie notamment pour diffamation et propagation de fausses informations, dans une affaire liée à des propos tenus lors d’un direct sur TikTok mettant en cause Fally Ipupa.
La défense réclame l’acquittement
Face aux réquisitions, la défense de la chroniqueuse a sollicité son acquittement. Ses avocats estiment que les infractions reprochées à leur cliente ne sont pas établies par le dossier.
Cette position s’inscrit dans la continuité de leurs démarches antérieures. Le 7 octobre, ils avaient notamment demandé la mise en liberté provisoire de Virginie Manganga, une requête rejetée par le tribunal.
Une affaire très médiatisée
Le dossier a débuté après l’arrestation de Virginie Manganga le 20 septembre dernier , à la suite d’une plainte liée à des déclarations concernant le musicien. Elle avait ensuite été déférée devant le Tribunal de paix de Kinshasa/Gombe et placée en détention à la prison centrale de Makala.
Le procès s’est ouvert le 30 septembre 2026, également à Makala, en raison de la détention de la prévenue. L’affaire suscite une forte attention médiatique en RDC, tant en raison de la notoriété des parties que des questions qu’elle soulève sur la liberté d’expression et les limites des propos tenus sur les réseaux sociaux.
La décision du Tribunal de paix de Kinshasa/Gombe déterminera si Virginie Manganga sera condamnée à la peine requise par le ministère public, ou si elle sera relaxée comme le demande sa défense. En cas de condamnation, l’animatrice encourait initialement une peine pouvant aller jusqu’à cinq ans de prison selon les infractions retenues.