Quand le Grand Mopao tonne, c’est toute la toile qui tremble. Invité chez Franck stemay Koffi Olomide a vidé son sac. Et la cible n’est pas n’importe qui : Kool Matope, le chantre gospel est accusé d’un crime impardonnable, avoir appelé Cindy Le Cœur… « Candy ».
Un prénom contre un nom de scène. Une familiarité contre un symbole. Pour Koffi, il n’y a pas de débat : c’est une humiliation en bonne et due forme.
« Pourquoi a-t-il eu du mal à citer Cindy Le Cœur ? Pendant toute son intervention, il l’a appelée Candy. Je n’ai pas aimé. Il m’a déçu. »
Et l’artiste de monter d’un ton, comme on hausse le thermostat d’une querelle qui promet de faire bouillir la toile :
« Lui-même, Kool Matope s’appelle Léon. Qui l’appelle ainsi à tout moment ? »
Le parallèle est imparable, presque mathématique. Si l’on ose priver Cindy de son auréole scénique, pourquoi ne pas réduire Kool Matope à son simple état civil ? Léon, tout court. Cela claque comme une gifle rhétorique.
Mais Koffi ne s’arrête pas là. Il en appelle à une autorité suprême, celle du président de la République lui-même. Et là, la charge devient mémorable :
« Un jour, j’ai croisé Fatshi Béton, il m’a demandé : « Comment va ma belle-sœur Cindy ? » Imaginez… Le président dit Cindy, lui il dit Candy ? »
Oui, vous avez bien lu. Dans la bouche du chef de l’État, Cindy Le Cœur deviendrait une belle-sœur. Koffi enfonce le clou, transformant son épouse et muse en figure quasi institutionnelle :
« Celle qu’il présente comme la deuxième Première dame de la République. »
Deuxième dame, mais première dans le cœur du Mopao. Dès lors, tout manquement au protocole devient une offense protocolaire. Appeler Cindy par un diminutif, c’est toucher à l’ordre des choses.
L’artiste ne s’interrompt plus, laisse exploser une colère nourrie d’ingratitude :
« Ce monsieur-là, Cindy avait chanté pour lui et lui avait offert son plus grand vocal. »
Le plus grand vocal. Pas une petite performance, non. L’apogède. Un don suprême qu’un simple Léon n’aurait jamais dû trahir par une familiarité condescendante.
Et pour finir, Koffi pose un dernier acte, presque un coup d’État verbal :
« En plus, ce monsieur-là, c’est un menteur. Je recommande à sa femme de lui dire qu’il est un menteur. »
Voilà. La polémique est lancée. Désormais, Kool Matope devra choisir : s’excuser platement, ou répondre par une autre émission où, pour l’occasion, il pourrait bien se faire appeler Léon en boucle, en guise de pied de nez.
Une chose est sûre : dans cette affaire, le respect ne se marchande pas. Et Candy… n’existe pas.
Et vous, cher public : Kool Matope a-t-il franchi la ligne jaune du protocole affectif, ou Koffi Olomide surprotège-t-il sa « deuxième dame » ? La guerre des prénoms ne fait que commencer.



