Saisie par Washington d’une requête visant à restreindre l’accès à son territoire aux voyageurs de 3 pays africains dont la RDC pour des raisons liées à Ebola, la Belgique a opposé une fin de non-recevoir. Bruxelles exclut toute mesure discriminatoire fondée sur la nationalité.
Les États-Unis ont récemment sollicité la Belgique,et probablement d’autres partenaires européens pour qu’elle interdise l’entrée sur son territoire aux ressortissants de la République démocratique du Congo (RDC), du Soudan du Sud et de l’Ouganda. Motif invoqué : des craintes sanitaires liées au virus Ebola.
Par la voix de son ministre de la Santé, Frank Vandenbroucke, Bruxelles a fermement rejeté cette demande.
« La Belgique s’aligne sur la position commune de l’Union européenne », a-t-il déclaré, précisant qu’aucune « interdiction d’entrée » fondée sur la nationalité n’est envisagée en Europe.
Le ministre belge a par ailleurs vivement critiqué la position américaine, qu’il juge contraire à l’approche scientifique et solidaire défendue par l’UE face aux menaces épidémiques.
« On ne lutte pas contre Ebola en stigmatisant des populations entières », a-t-il martelé.
Cette prise de position intervient alors que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) n’a émis aucune recommandation de restriction de voyage à l’encontre des trois pays concernés. La RDC, le Soudan du Sud et l’Ouganda ont par le passé connu des épisodes épidémiques, mais disposent désormais de systèmes de surveillance renforcés.
Loin de céder aux pressions américaines, la Belgique assume une ligne européenne claire : pas de fermeture des frontières sur critère national, mais une coopération sanitaire renforcée. Une réponse qui pourrait faire école au sein de l’Union.
✍🏻 Pop KIDIMBU




