Pour le 1000e match de l’histoire de la Coupe du monde, la Tunisie n’a pas réussi à écrire une page de gloire. Balayée par la Suède pour son entrée en lice (1-5), la sélection nord-africaine s’est de nouveau inclinée lourdement face au Japon (0-4), dans la nuit de samedi à dimanche.
Une défaite synonyme d’élimination dès la phase de groupes, qui plonge le football tunisien dans une profonde désillusion. Pour Hervé Renard, arrivé en catastrophe mardi pour prendre la succession de Sabri Lamouchi limogé, cette première sur le banc tourne au cauchemar.
Le technicien savoyard, fidèle à sa chemise blanche trempée par l’effort et l’émotion, a tout tenté. Il a repatiné le système en 5-3-2, opéré trois changements dans le onze de départ et tenté de calquer son animation sur le 3-4-2-1 nippon. Mais ses vociférations et ses ajustements tactiques n’ont rien changé à la fragilité chronique des Aigles de Carthage. Malgré le soutien d’André-Pierre Gignac et Timothée Kolodziejczak, venus épauler l’adjoint Wahbi Karzi, l’effet Renard n’a pas opéré. Il n’a pour l’heure hérité que d’une veste, celle infligée par des Samouraïs bleus trop maîtres de leur sujet.
Dès la 4e minute, Kamada exploitait une percée sur le flanc pour ouvrir le score, avant qu’Ueda ne double la mise sur une frappe croisée (31e). La Tunisie, trop passive et incapable d’attaquer le porteur du ballon, a subi sans jamais réagir. Ueda, encore lui, a offert un doublé en transformant une offrande japonaise en fin de partie (83e), après qu’Ito a alourdi le score (69e). Un naufrage collectif scellé par un nouveau « hara-kiri » défensif, confirmant l’impuissance d’une équipe qui n’a jamais su relever la tête.
À Monterrey, la fête était pourtant japonaise. Une ville et son stade acquis à la cause nippone ont vibré au rythme des démonstrations d’une équipe organisée et clinique, laissant les supporters tunisiens, moins nombreux, muets et désabusés. Ce match, marqué par le symbole du 1000e rendez-vous planétaire, restera comme celui de la cruauté pour une Tunisie qui quitte déjà le Mexique, sans avoir jamais vraiment existé dans cette compétition. L’avenir de Renard sur le banc, lui, s’annonce déjà des plus incertains.
✍🏻 Pop KIDIMBU




