L’artiste M Kadima, brièvement appréhendé par les forces de l’ordre dans la nuit de mercredi à jeudi, a recouvré la liberté. Son interpellation était intervenue alors qu’il participait à une veillée organisée en soutien à l’ancien ministre de la Justice, Constant Mutamba, condamné à 3 ans.
La veillée, qui se déroulait dans le domicile de Mutamba, visait à exprimer une solidarité envers l’ancien ministre et à réclamer une justice équitable. Les participants, dont de nombreux artistes et intellectuels, scandaient des slogans et allumaient des bougies lorsque la police est intervenue pour disperser l’assemblée, invoquant un rassemblement non autorisé.
C’est dans ce contexte que M Kadima, figure connue de la scène culturelle, a été interpellé. Les témoins présents sur place ont rapporté que l’interpellation s’est déroulée sans violence, mais a créé un sentiment d’incompréhension et de tension parmi les participants, qui dénoncent une restriction des libertés fondamentales.
Après plusieurs heures en garde à vue, l’artiste a été relâché sans qu’aucune charge ne soit retenue contre lui. Peu après sa libération, il a tenu à remercier ses soutiens via ses réseaux sociaux en publiant un message percutant :
« Ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts. Merci à tous les avocats qui sont intervenus, merci à tous ceux qui, de près ou de loin, ont contribué à ma libération. Lelo repos, lobi nabwaki mwa plans… » Une déclaration qui mêle résilience, gratitude et une détermination à poursuivre le combat.
La libération de M Kadima et sa déclaration publique mettent fin à un épisode court mais très commenté, suscitant des débats sur l’espace démocratique et le droit de manifester pacifiquement. L’événement a également remis en lumière la situation judiciaire de Constant Mutamba, au centre de vives controverses politiques.
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