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Moïse Mbiye fracasse le mythe d’Israël : « Je n’y ai ressenti aucune onction, on ne sait même si c’est vraiment la tombe du christ »

·3 min de lecture
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C’est une déclaration qui va faire trembler les agences de pèlerinage et ébranler les certitudes de milliers de fidèles. Invité sur Bosolo na Politik, le chantre Moïse Mbiye a lâché une bombe théologique : son plus grand regret est d’avoir visité Israël.

« J’allais en Israël en me disant : je vais dans une terre sainte, ma vie va changer, je vais rencontrer l’onction. Arrivé là-bas, je n’ai ressenti aucune onction. »

Le constat est rude, presque sacrilège aux oreilles de ceux qui ont fait du voyage en Terre sainte le graal spirituel de leur existence chrétienne. L’artiste va même plus loin en s’attaquant au tombeau du Christ :

« Je suis allé soit-disant dans la tombe du Christ, on ne sait même pas si c’est vraiment la tombe du Christ, et je n’ai senti aucune onction. » En quelques phrases, Moïse Mbiye vide de sa substance mystique l’un des pèlerinages les plus prisés de la chrétienté.

Mais derrière ce discours, l’homme ne fait que rappeler une vérité fondamentale que l’Église contemporaine a trop souvent oubliée : l’onction ne se marchande pas au prix d’un billet d’avion. Elle ne s’achète pas avec un forfait touristique incluant nuitées à Jérusalem et visite guidée du mont des Oliviers. En soutenant qu’on peut rencontrer l’onction de Jésus « même dans sa chambre », Moïse Mbiye opère une démolition en règle du tourisme spirituel qui a envahi les communautés chrétiennes.

Cette sortie est une gifle pour tous ces prédicateurs qui vendent le voyage en Israël comme un raccourci vers la puissance divine. Car après tout, qu’est-ce qu’un pèlerinage si le cœur n’est pas préparé ? Qu’est-ce qu’une terre dite sainte si celui qui la foule n’y apporte pas sa propre sainteté ? En osant dire tout haut ce que beaucoup pensent tout bas, Moïse Mbiye rappelle que le Saint-Esprit ne répond pas aux coordonnées géographiques. Il souffle où il veut, et parfois, c’est dans l’intimité d’une chambre, loin des foules et des appareils photo, que l’on rencontre vraiment Dieu.

Alors, scandale ou réveil ? Peut-être simplement la voix d’un homme qui invite ses frères à cesser de courir après des lieux et des reliques pour enfin chercher Celui qui habite en eux. Finalement, ce regret de Moïse Mbiye est peut-être le plus beau cadeau qu’il pouvait faire à une génération de chrétiens en quête de sensations fortes : leur rendre la simplicité d’une foi qui n’a pas besoin de visa pour opérer.

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Écrit par Kaniama Bauer

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