À 52 ans d’attente, les Léopards de la RDC ne veulent pas faire de la figuration. Mais après le match amical perdu face au Chili (1-2), une inquiétude grandit dans l’opinion : notre gardien de but, Lionel Mpasi, multiplie les fautes techniques qui n’ont plus leur place à ce niveau. Dès lors, pourquoi ne pas oser Matthieu Epolo,titulaire en forme au Standard de Liège ? soit Timothy fayulu ?
Mpasi : un placement qui interroge, un manque de rythme criant
Face aux Chiliens, le portier du Havre a commis une erreur que l’on qualifie pudiquement « d’apprentissage » : sur le coup franc ayant mené au deuxième but chilien, Mpasi a aligné son mur… et s’est placé derrière. Résultat ? Une trajectoire déviée qu’il ne peut que suivre des yeux, un but évitable, et des supporters médusés.
Pour beaucoup, cette faute relève du manque de temps de jeu. Avec seulement 2 matchs de championnat dans les jambes cette saison, Mpasi n’a ni le rythme, ni la confiance, ni les repères nécessaires pour aborder sereinement une Coupe du monde. Or, face au Portugal, puis face à des attaquants de classe mondiale comme Ronaldo,la moindre hésition se paie cash.
Epolo : 11 clean sheets, une assurance et un statut de titulaire
Pendant ce temps, Matthieu Epolo enchaîne les prestations solides comme titulaire indiscutable du Standard de Liège en Jupiler Pro League. Bilan : 11 clean sheets (matchs sans encaisser de but), une présence aérienne rassurante, et une régularité que Mpasi ne peut pas afficher faute de temps de jeu.
Alors, l’opinion se demande légitimement : pourquoi Epolo reste-t-il sur le banc des remplaçants en sélection ? La question vaut également pour Fayulu, autre gardien qui joue régulièrement dans son club.
Complaisance ou compétence ? Le dilemme du staff
Derrière ce débat technique se cache un soupçon plus gênant : aligne-t-on Mpasi par complaisance ? Par fidélité à un cadre historique ? Ou parce qu’on n’ose pas bousculer une hiérarchie établie ?
Le staff technique devra trancher. Mais la Coupe du monde n’est pas un terrain de reconnaissance. C’est une vitrine impitoyable où chaque erreur individuelle devient un cancer collectif. Les amicaux servent à corriger le tir. Si les mêmes failles persistent, le Mondial peut virer au calvaire.
52 ans après : pas seulement participer, mais exister
Les Léopards n’ont pas attendu 52 ans pour faire de la figuration. Le peuple congolais attend une participation qualitative, des matchs disputés, et une fierté retrouvée. Pas une équipe qui encaisse des buts évitables sur des erreurs de placement dignes d’un débutant.
Si le gardien n’inspire plus confiance, toute l’arrière-garde vacille. Et l’aventure s’arrête avant d’avoir vraiment commencé.
Notre position : le mérite doit primer
À ce stade, la question n’est plus de savoir si Epolo est l’avenir ou Fayulu, mais s’ils ne sont pas déjà le présent. Le temps de jeu, la confiance, la propreté technique : tous les voyants sont au vert pour le gardien du Standard.
Mpasi a du vécu, certes. Mais une Coupe du monde ne se gagne pas avec des « mais ». Elle se joue avec des certitudes. Et en l’état, les certitudes sont du côté de celui qui joue et performe chaque semaine : Matthieu Epolo.
Le staff technique a quelques jours pour faire le bon choix. Celui de la raison et du mérite. Car une erreur de perche au mondial, ça ne se pardonne pas. Et les Léopards méritent mieux que des « victimes expiatoires ».
✍ Pop KIDIMBU




