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Nuisances sonores : À Kin, le silence est une légende urbaine… comme le wifi gratuit !

Nuisances sonores Nuisances sonores

Kinshasa, capitale de l’effervescence… et du vacarme permanent. Il fut un temps où les autorités avaient décrété la guerre aux nuisances sonores, interdiction des musiques assourdissantes dans les bars à ciel ouvert, des haut-parleurs des jeunes « branchés », des églises, des terrasses, de buvettes ou « ekala soit nganda » avant midi et après 22h.

Sur le papier, la mesure existe toujours. Dans la réalité ? Elle s’est évaporée comme une goutte d’eau en saison sèche.

Par ailleurs, cette interdiction est devenue une loi fantôme (sauf quand le portefeuille parle).
Dans certains quartiers, comme cité maman Mobutu, cité verte, cité mpumbu, Matadi kibala, à Mont-ngafula, des tenanciers de bars avouent sans complexe :« La mesure, on l’achète. » un petit billet glissé ici, une « coopération » là, et hop ! La musique reprend de plus belle, même jusqu’à 5h du matin »

Résultat ? Les riverains, eux, n’ont droit à aucune trêve. Entre les kermesses qui pullulent, les églises qui amplifient leurs cantiques et les bars qui transforment la nuit en journée, les décibels envahissent même les zones résidentielles.

Quand les vacances riment avec supplice acoustique

Pendant les vacances, c’est pire. Les kermesses et fêtes de quartier se multiplient, et avec elles, les baffles qui vibrent jusqu’à faire trembler les vitres.

« On ne sait plus où se réfugier Père, ta question même m’énerve vu que les autorités ne foutent rien ici, kende na rond point luputa soit tambola bandal nionso okomona Makelele ya niveau wana », nous soupire Roland kawuki,un habitant de la commune de Bandalungwa.

A matonge, l’un des quartiers festif de la capitale, le journaliste Alain mbuyi nous indique :

« Apparemment nos cerveaux se sont habitués déjà et je crois bien c’est le début de la maladie, on entend la basse dans nos oreillers même en dormant, que les autorités s’y penchent, la population souffre. »

Autorités sourdes… ou complices ?

Chaque fois, le scénario se répète, une nouvelle mesure est annoncée, quelques descentes musclées font illusion, puis… plus rien. L’impunité sonore règne, et la population est abandonnée à son sort. Entre laxisme et corruption, le combat contre le bruit semble perdu d’avance.

A Kinshasa, le droit au repos est un vœu pieux. Et tant que le bruit rapportera plus que les amendes, les Kinois continueront de vivre… au rythme forcé des décibels.

✍ Pop KIDIMBU


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