Le procès de l’ancien ministre de la Justice, Constant Mutamba, a pris une tournure explosive ce samedi à la Cour de cassation.
Face aux juges, l’accusé a livré une déclaration choc, dénonçant ce qu’il considère comme des pressions et intimidations dans une affaire qu’il qualifie de politique.
« Je ne suis pas ici pour recevoir des menaces »
Au cours de l’audience, alors que la tension était déjà palpable, Constant Mutamba a pris la parole pour adresser un message direct à la Cour :
« Je ne suis pas ici pour recevoir des menaces. Si vous avez déjà un complot, faites-le. Je vais tout assumer. »
Des propos lourds, qui ont résonné dans une salle d’audience déjà électrique. La tension avait grimpé plus tôt après le refus du patron de la CENAREF de témoigner publiquement, un point que Mutamba a vivement dénoncé.
Un procès à forte charge politique
Poursuivi pour détournement présumé de fonds publics, l’ex-ministre plaide non coupable et assure faire face à un procès politique.
Il a d’ailleurs réclamé à plusieurs reprises la comparution de hauts responsables de l’État, parmi lesquels :
- Judith Suminwa, Première ministre
- Le ministre des ITPR
- Jules Alingete, inspecteur général des finances
Pour Constant Mutamba, la transparence passe par la confrontation avec tous les acteurs impliqués.
Une affaire qui captive l’opinion publique
Dans un contexte où la gestion des deniers publics est devenue un enjeu majeur du second mandat de Félix Tshisekedi, ce procès est suivi de près par l’opinion publique.
Entre accusations, pressions présumées et enjeux politiques, l’issue de ce dossier pourrait peser lourd sur l’image de la justice congolaise.
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