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Kinshasa -arrestation de Glody Ndaya : un cas emblématique d’atteinte à la liberté de la presse en RDC

 

L’arrestation de Glody Ndaya, Directrice Générale du média en ligne Eventsrdc.com, a provoqué une onde de choc dans le paysage médiatique congolais et au-delà. Cet événement soulève des questions cruciales sur l’état de la liberté de la presse et le respect des procédures judiciaires en République Démocratique du Congo.

Les circonstances controversées de l’arrestation

Glody Ndaya a été interpellée de manière brutale le lundi 4 août 2025 à Kinshasa, sans aucune convocation préalable. Selon plusieurs sources, elle a été piégée par un avocat du nom de Reagan N’kalay et un ami colonel du plaignant Vincent Lokonga, qui lui avaient tendu un guet-apens sous prétexte d’un rendez-vous de travail au restaurant Ô Poeta dans le centre-ville de Kinshasa.

Arrivée sur place, la journaliste a été arrêtée « arbitrairement » par des individus en tenue civile et conduite au Commissariat provincial de la Police où elle a été entendue sur des accusations de diffamation et d’imputation dommageable contre le Dr Vincent Lokonga . Ce mode d’interpellation, qualifié de « violent » et « arbitraire » par plusieurs observateurs, a immédiatement suscité l’indignation des organisations de défense des droits humains et de la liberté de la presse.

L’arrestation de Glody Ndaya fait suite à la publication, le 31 juillet 2025, d’une enquête menée par un cabinet privé et reprise par plusieurs médias panafricains dont Eventsrdc.com . Cette enquête mettait en cause le Dr Vincent Lokonga, un médecin spécialisé dans le traitement du cancer, l’accusant de monnayer entre 2 000 et 10 000 USD des traitements qui sont normalement garantis gratuitement par l’État congolais à travers le Programme National de Lutte contre le Cancer (PNLC) .

Il est important de noter que Glody Ndaya n’est pas l’auteure directe de l’article incriminé, mais en tant que Directrice Générale du média, elle est tenue pour responsable de sa publication . Cette situation soulève des questions sur la responsabilité éditoriale dans les médias en ligne et les limites de la liberté d’information.

La réponse juridique et les violations présumées des procédures

Lors de son audition au Commissariat provincial de la Police, Glody Ndaya a brandi l’article 104 de l’Ordonnance-Loi n°23/009 du 13 mars 2023 sur la liberté de la presse, qui stipule que :

« Toute personne physique ou morale citée ou mise en cause dans un article de presse […] a le droit de faire insérer dans les colonnes de ladite publication une réponse ou une rectification […] sans frais » .

De manière surprenante, les officiers de police judiciaire (OPJ) et les avocats de la partie adverse ont nié l’existence même de cette loi, révélant une inquiétante méconnaissance du cadre juridique protégeant la presse en RDC . Cette ignorance des textes fondamentaux par des acteurs du système judiciaire a été vivement dénoncée par les observateurs.

Le transfert au Parquet et la mobilisation internationale

Après une nuit en détention au Commissariat provincial de la Police, Glody Ndaya a été transférée le mardi 5 août 2025 au Parquet de grande instance de Kinshasa/Gombe . Elle y a été auditionnée pendant plusieurs heures par un magistrat qui l’a placée en détention en attendant une éventuelle confrontation avec le plaignant Vincent Lokonga prévue pour le mercredi 6 août 2025 .

Cette arrestation a provoqué une vague de mobilisation sans précédent : L’Observatoire de la Liberté de la Presse en Afrique (OLPA) a exprimé sa surprise face à cette interpellation. L’Association Congolaise des Femmes Journalistes de la Presse Écrite (ACOFEPE) a dénoncé une « arrestation brutale et injustifiée ». Aussi, L’Union nationale de la presse du Congo (UNPC) œuvre pour sa libération sans condition.

Les enjeux et implications de cette affaire

Cette affaire dépasse le simple cas individuel et pose des questions fondamentales notamment la liberté de la presse ; cette arrestation est perçue comme une tentative d’intimidation contre la presse indépendante.
Sur le plan sécurité des journalistes, particulièrement des femmes journalistes, sont exposées à de nombreuses formes de menaces.

✍ Pop KIDIMBU


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