L’euphorie était un leurre. L’espoir, une illusion de plus. Au Stade des Martyrs de Kinshasa, sous les yeux d’un peuple entier venu célébrer sa résurrection, les Léopards de la RDC n’ont pas assuré, ils ont joué une tragédie grecque, répétant avec une exactitude macabre les erreurs du passé. La défaite 2-3 face au Sénégal n’est pas un accident. C’est la preuve accablante d’une équipe mentalement défaillante.
Un naufrage tactique signé Sébastien Desabre
Le premier responsable de ce fiasco porte un nom de Sébastien Desabre. Son rôle n’était pas d’être un simple coach mais le stratège capable d’anticiper et de réagir. Il a lamentablement échoué sur tous les tableaux.
Laisser Yoane Wissa, visiblement épuisé et inefficace après une heure de jeu est une faute professionnelle grossière. Où étaient les solutions sur le banc ? Où était la lucidité pour voir que son leader offensif ne courait plus ? Cette inertie a tué toute velléité offensive congolaise à un moment où un troisième but aurait scellé le match.
Pire encore fut l’entêtement criminel à maintenir Noah Sadiki dans le gouffre du milieu de terrain. Le jeune joueur, noyé sous la pression sénégalaise, a offert une prestation d’une indigence rare brisant tout lien entre la défense et l’attaque. Le constat était évident pour tout observateur dès la 30e minute : il était l’homme à remplacer. Desabre a regardé le bateau couler en refusant de bouger, sacrifiant l’intérêt collectif sur l’autel d’un choix tactique qui n’a pas marché.
Une faillite mentale pathologique
À 2-0 après 30 minutes, au lieu d’enfoncer un adversaire à terre, ils se sont mis à trembler. Chaque passe en arrière, chaque regard paniqué vers l’horloge était un aveu de peur. La peur de gagner.
Cette « syndrome de 2017 » n’est pas une malédiction, c’est une lâcheté. C’est l’incapacité chronique de joueurs, pourtant talentueux, à assumer le statut de favori et à supporter le poids de l’histoire. Ils ne se sont pas effondrés ; ils se sont délités, révélant une absence totale de leaders sur le terrain pour crier, calmer et redresser la barre. La défense, solide jusqu’alors, a soudainement ressemblé à une maison de fous, courant dans tous les sens, offrant les buts sur un plateau.
L’éternel recommencement et l’impasse totale
Alors maintenant, quoi ? Le chemin vers la Coupe du Monde 2026 s’assombrit considérablement, mais c’est presque secondaire. Le vrai drame est que plus rien ne semble pouvoir changer. On parle toujours de « jeunesse », de « projet », mais ce ne sont que des mots pour masquer l’absence de progrès mental.
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