Une violente polémique secoue la communauté chrétienne et les réseaux sociaux.
Lors d’une émission récente diffusée sur YouTube, l’évangéliste Roger Baka a vivement attaqué le chantre et pasteur Mike Kalambay, l’accusant d’avoir trahi sa mission divine. Des propos tranchants, qui critiquent aussi bien le contenu musical que le comportement public de MK, ont provoqué un buzz massif. Retour sur un clash aux allures de sermon incendiaire.
Le fond de la critique : La perte du message spirituel
Par ailleurs, Roger Baka reproche à Mike Kalambay d’avoir abandonné la profondeur spirituelle de ses chansons au profit du divertissement superficiel. Il souligne que ses anciennes compositions, comme « Eza Likambu Ngolu », touchaient les cœurs et libéraient les captifs, sans besoin de rythmes dansants (seben). Aujourd’hui, Baka estime que Kalambay « fait danser la chair » sans élever les âmes.
« Regarde bien tes compositions : il n’y a plus de chansons messages, que des chansons seben. À l’époque, tu as introduit ta particularité dans les cœurs des hommes ; aujourd’hui, regarde ce que tu racontes «
Un langage dévoyé et une perte de contrôle
L’évangéliste va plus loin en affirmant que Mike Kalambay a perdu le don précieux que Dieu lui avait offert. Il dénonce son langage devenu « instrument du diable », évoquant des déclarations controversées comme « Ba Lamba Ba Lia » (propos aux connotations vulgaires) et même l’annonce choquante : « Je ferme la Bible ». Pour Baka, cela traduit une perte totale de maîtrise de soi et de crainte de Dieu.
« Toi qui faisais pleurer les gens, tu délivrais les captifs, les démons sortaient… Oh frère, comment peux-tu perdre un don si précieux ? »
La question de la chair et de la moralité
Roger Baka condamne également l’attitude de Mike Kalambay face aux tentations matérielles et charnelles. Il l’accuse de s’être éloigné de la piété au profit d’un langage et d’un comportement provocants, perdant ainsi sa retenue et sa crédibilité morale.
« Devant la chair, camarade, où est partie ta crainte de Dieu ? » lance-t-il, en référence à des paroles ( ba lamba même lopele ya mami wata ba tsha mwamba) et attitudes jugées indignes d’un homme de foi.
Réactions et buzz sur les réseaux
La vidéo de cette diatribe, partagée sur Tik Tok,Facebook et YouTube, a provoqué un déchaînement de commentaires. Les partisans de Baka saluent son courage pour dénoncer une « dérive spirituelle », tandis que les fans de Kalambay crient à l’hypocrisie et à la jalousie. Certains rappellent que Kalambay a effectivement recentré sa musique sur des rythmes dansants, s’éloignant du gospel traditionnel.
Analyse : Un débat plus large sur l’évolution de la musique gospel
Ce clash soulève une question fondamentale, la musique gospel doit-elle rester strictement liturgique ou peut-elle embrasser des formes modernes pour toucher un public wider ? Si Baka défend une approche puriste, Kalambay incarne peut-être une volonté d’adapter le message chrétien aux réalités contemporaines. Mais pour beaucoup, la limite entre inspiration et compromis reste floue.
Un appel à la repentance ?
En outre, Roger Baka clôt sa critique par un appel à la repentance :
» Mon frère, reprends la vie des prières. » Reste à savoir si le pasteur Mike Kalambay répondra à cette attaque ou poursuivra sa voie actuelle.
Une chose est sûre, ce polémique a remis au cœur des débats la place de la foi, de l’art et de la responsabilité des figures religieuses dans l’espace public.
✍ Pop KIDIMBU
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