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Santé – dépigmentation de la peau en RDC : « Tshoko » aux injections dangereuses, un fléau qui mute
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Santé – dépigmentation de la peau en RDC : « Tshoko » aux injections dangereuses, un fléau qui mute

Tshoko Tshoko

En République Démocratique du Congo , comme dans plusieurs pays d’Afrique, la dépigmentation de la peau, communément appelée « Tshoko », reste une pratique profondément ancrée dans les normes esthétiques.

 

Mais aujourd’hui, le phénomène a évolué ; aux crèmes éclaircissantes bon marché s’ajoutent désormais des injections intraveineuses de produits blanchissants, souvent administrées dans des salons de beauté cosmétique par des pseudo-esthéticiens sans formation médicale.

Ces pratiques, aux conséquences sanitaires désastreuses, notamment le cancer de la peau, exigent une urgence de sensibilisation.

Un nouveau danger : les injections intraveineuses « miraculeuses »

Traditionnellement, le « Tshoko » se faisait à base de crèmes contenant de l’hydroquinone, des corticoïdes, ou même du mercure des substances interdites dans de nombreux pays en raison de leur toxicité . Mais depuis quelques années, un nouveau marché parallèle s’est développé : des injections de produits éclaircissants, souvent masqués sous des appellations trompeuses comme « thérapie de luminosité » ou « soin anti-taches ».

Ces injections, vendues clandestinement ou dans des salons non réglementés, sont administrées par des personnes sans aucune compétence médicale. Les produits utilisés, comme le glutathion (un antioxydant détourné de son usage thérapeutique) ou des corticoïdes injectables, sont souvent falsifiés ou contaminés .

Par ailleurs, des analyses ont révélé que certains flacons vendus comme contenant du glutathion n’en contenaient en réalité aucune trace, remplacés par des mélanges de vitamines et de sucre .

Les risques sanitaires : bien au-delà des simples taches

Les conséquences de ces injections sont gravissimes notamment le cancer de la peau : L’exposition prolongée à des agents dépigmentants peut favoriser des mutations cellulaires.
Il y a également les infections et transmission de maladies: Les aiguilles non stérilisées augmentent les risques d’hépatites, du VIH, ou de septicémie. Problèmes rénaux et hépatiques, Le glutathion à haute dose est toxique pour les reins et le foie .

Par ailleurs, le dermatologue Franck Kuzekisa soutien également que ce produit peut provoquer le syndrome de Stevens-Johnson : Une réaction cutanée grave pouvant entraîner la nécrose de la peau dont les effets psychologiques sont nombreux entre autre la stigmatisation des femmes dont la peau devient irrégulière ou marquée de cicatrices .

Pourtant, malgré ces dangers, de nombreuses Congolaises continuent de se tourner vers ces méthodes, persuadées qu’une peau claire les rendra plus désirables ou socialement valorisées.

Pourquoi les femmes congolaises succombent-elles au « Tshoko » ?

Plusieurs facteurs expliquent cette quête de blanchiment : L’influence coloniale et médiatique, l’association historique entre peau claire et réussite sociale persiste.
Il ya également la pression familiale et conjugale: Comme en témoigne Judith Masashi, habitant de la Cité maman Mobutu à mont-ngafula, certaines femmes dépigmentent même leurs enfants pour plaire à leur entourage .

Parmi les facteurs majeurs, s’ajoute le marketing trompeur. Sur Les réseaux sociaux regorgent de publicités mensongères promettant un « blanchiment uniforme jusqu’à la moelle épinière » .

Une campagne de sensibilisation urgente

Face à ce fléau, une stratégie de communication massive est nécessaire pour démystifier les normes de beauté : Montrer que la peau noire n’est pas un handicap, mais une fierté. Des initiatives comme la campagne Noir&Fier en RDC commencent à émerger.

Éduquer sur les risques médicaux: expliquer que ces injections peuvent détruire la santé à long terme,bien au-delà des simples effets cosmétiques.

Cibler les influenceurs et les médias : Les youtubeuses et célébrités qui partagent leurs mauvaises expériences (comme Anita en Côte d’Ivoire, Mani Bella ou lady ponce au Cameroun) peuvent avoir un impact fort .

Renforcer la réglementation : Comme en Côte d’Ivoire, où les produits à base d’hydroquinone sont interdits, la RDC doit
traquer les réseaux de vente illégale.

Revaloriser la beauté naturelle

Le « Tshoko » sous toutes ses formes crèmes ou injections n’est pas un simple choix esthétique, mais un problème de santé publique. Les femmes congolaises méritent d’être informées des dangers qu’elles courent, mais aussi libérées des diktats hérités du colonialisme. Une peau noire, bien entretenue, est une peau belle, saine et fière et c’est ce message qu’il faut porter.

✍ Pop KIDIMBU

Guide pratique pour créer une entreprise en RDC : Étapes, formalités et coûts


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