Depuis le doublé historique de Fally Ipupa au Stade de France, une question revient en boucle dans les discussions du milieu musical congolais : qui sera le prochain ? Quel artiste congolais sera capable de reproduire cet exploit, voire de le surpasser ? Celeo Scram, ancien compagnon de route de Ferre Gola au sein du mythique Wenge Maison Mère, a une réponse bien précise, et il ne s’en cache pas.
Pour lui, Ferre Gola, qu’il appelle affectueusement Jésus des nuances, n’a pas besoin de des années de préparation pour relever ce défi. Cinq mois suffiraient.
« Ferre Gola, Jésus des nuances, peut remplir le Stade de France avec seulement cinq mois de préparation. »
Une affirmation qui peut surprendre par sa précision, mais qui prend tout son sens quand on connaît la base de fans que Ferre Gola a construite patiemment au fil des années, en France, en Belgique, en Suisse et dans toute la diaspora africaine d’Europe. Le Padre, comme l’appellent ses fans, dispose d’une communauté soudée, émotionnellement investie et prête à se mobiliser pour lui. La preuve en a été faite avec son concert à Bercy, que Celeo cite lui-même comme un signal fort de ce que l’artiste est capable de mobiliser.
Mais Celeo va plus loin que le simple pronostic. Il pose aussi une condition de fond. Pour lui, Ferre Gola ne devrait pas tenter le Stade de France sous la pression médiatique ou pour répondre à la comparaison permanente avec Fally Ipupa. Ce serait lui rendre un mauvais service.
« Le Stade de France n’est pas un défi insurmontable, mais il ne faut pas donner l’impression que Ferré Gola le ferait uniquement parce qu’un autre y est déjà passé. Beaucoup ont tenté de le limiter, mais aujourd’hui on constate qu’il a réussi Bercy et que tout reste possible avec Jésus des nuances. »
Ce que Celeo défend ici, c’est la liberté artistique de Ferre Gola. Que ce soit une fois, deux fois ou trois fois au Stade de France, peu importe le nombre aux yeux de l’ancien membre du Wenge. Ce qui compte, c’est que la décision vienne de l’artiste lui-même, de sa vision, de son calendrier et de sa stratégie. Pas de la pression d’une rivalité entretenue par les réseaux sociaux.
Sur le fond, la conviction de Celeo est totale. Ferre Gola a le talent, la carrière et la communauté nécessaires pour relever ce défi et en sortir vainqueur. La question n’est pas de savoir s’il en est capable. Elle ne l’a jamais été.
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