Dans une société où la réussite est souvent devenue une cible, le chroniqueur Erra Ramses revient sur un phénomène qui gangrène de plus en plus le milieu congolais : le chantage et la manipulation organisés via les réseaux sociaux.
Dans sa dernière prise de parole, Erra Ramses pointe une réalité que beaucoup observent sans oser la nommer : des personnalités du monde politique, des affaires ou de la musique se retrouvent régulièrement victimes d’attaques ciblées, non pas pour ce qu’elles ont fait de mal, mais pour ce qu’elles ont réussi à construire.
Quand une simple rencontre devient une polémique
L’exemple de JB Mpiana et Djo Ka l’illustre bien. Une rencontre amicale entre deux figures du monde musical congolais a suffi pour déclencher une vague de commentaires malveillants sur les réseaux sociaux. Sans fondement, sans contexte, juste du bruit. Selon Erra Ramses, c’est la sagesse de JB Mpiana qui a évité que la situation ne dégénère davantage.
Les conflits réels détournés en armes numériques
L’affaire Tshimanga illustre un autre visage du même problème. Un litige foncier, une concession de 34 hectares à la N’sele acquise depuis 1979, aujourd’hui au cœur d’un conflit juridique, aurait dû rester dans le cadre judiciaire. À la place, certains ont choisi d’en faire une campagne de dénigrement en ligne, cherchant à politiser une affaire personnelle et à manipuler l’opinion publique.
Le vrai problème : les réseaux devenus terrain de règlement de comptes
Ce qui préoccupe Erra Ramses, c’est la tendance croissante à utiliser les réseaux sociaux comme substitut à la justice. Mensonges, accusations sans preuves, victimisation stratégique : ces méthodes servent à régler des frustrations personnelles au détriment de personnes qui n’ont parfois commis aucune faute.
Un constat qui résonne bien au-delà de la RDC, mais qui prend une forme particulièrement visible dans notre contexte, où la viralité d’une accusation peut détruire une réputation en quelques heures.
Ce que ça dit de nous
Talents2kin partage la conviction qu’une société qui avance ne peut pas se construire sur la haine et le mensonge numérique. La justice, le dialogue et la vérité doivent rester les seuls outils légitimes pour résoudre les conflits, qu’ils soient familiaux, professionnels ou publics.
Erra Ramses le dit clairement. Il était temps que quelqu’un le dise.




