Depuis l’annonce de la mort soudaine de maman Blanche, les rumeurs n’avaient cessé de circuler sur les réseaux sociaux.
Certains internautes allaient jusqu’à soupçonner le pasteur Marcello d’être impliqué dans la disparition de son épouse, évoquant des tensions conjugales et même une supposée élimination volontaire. Des accusations graves que le journaliste Israël Mutombo balaie totalement, affirmant qu’aucun élément concret ne permet d’étayer ces hypothèses.
Une décision médicale prise à deux
Selon les révélations d’Israël Mutombo, maman Blanche et son mari auraient décidé ensemble de se rendre en Turquie pour des soins médicaux et esthétiques. Maman Blanche devait subir une liposuccion, et une ligature des trompes était également prévue dans le cadre du programme médical préparé par le couple. Les interventions devaient se dérouler en plusieurs étapes. La première phase se serait bien passée, sans complication majeure. Malheureusement, la seconde opération aurait tourné au drame à la suite d’une erreur médicale qui aurait coûté la vie à maman Blanche.
Pas un secret total
Alors que l’opinion publique accusait le pasteur Marcello d’avoir tout caché, Israël Mutombo affirme que cette démarche médicale n’était pas un secret absolu. Plusieurs membres de la famille de maman Blanche, leurs enfants ainsi que quelques proches du couple étaient déjà informés du voyage et des opérations prévues. Le pasteur n’aurait donc pas organisé cette intervention dans l’ombre, contrairement à ce que certaines rumeurs ont laissé entendre.
Le silence du pasteur expliqué
C’est l’un des points les plus marquants des révélations d’Israël Mutombo. Durant plusieurs mois, des milliers de Congolais réclamaient publiquement la vérité sur les circonstances du décès. Malgré cette pression, le pasteur Marcello avait choisi de ne jamais entrer dans les détails. Selon le journaliste, ce silence n’était pas destiné à dissimuler un crime, mais à préserver son honneur, sa dignité et l’image de son ministère.
Le pasteur craignait qu’une révélation publique autour d’une chirurgie esthétique et de ses complications ne provoque un scandale médiatique capable de fragiliser durablement sa réputation spirituelle. Il redoutait également que l’exposition de cette affaire n’alimente les moqueries et les attaques contre sa famille dans un contexte déjà douloureux.
Un règlement discret avec l’hôpital
Israël Mutombo révèle enfin que le pasteur Marcello aurait eu la possibilité d’engager des poursuites judiciaires contre l’établissement hospitalier impliqué. Il aurait finalement choisi d’éviter un procès international médiatisé, préférant régler la situation discrètement. En contrepartie, l’hôpital aurait facilité les procédures administratives pour permettre le rapatriement rapide de la dépouille vers la RDC, une démarche rendue encore plus complexe par le fait que le décès serait survenu durant une importante période religieuse en Turquie, pays majoritairement musulman, où plusieurs activités administratives liées aux enterrements étaient fortement ralenties pendant près de dix jours.
Ces révélations relancent aujourd’hui le débat autour d’une affaire qui continue de susciter émotion, interrogations et réactions au sein de l’opinion congolaise. Ce que beaucoup attendaient comme une vérité libératrice soulève autant de questions qu’elle n’en résout.






