La situation est qualifiée de « catastrophique » par plusieurs syndicats étudiants de l’UPN. Selon des témoignages concordants, la Professeure Yvonne Ibebeke aurait pris l’habitude de louer des auditoires récemment construits à des églises dépourvues de locaux fixes, et ce, parfois en pleine semaine.
Construits grâce au budget de l’État et censés désengorger les anciennes infrastructures, ces nouveaux bâtiments serviraient ainsi régulièrement de lieux de culte.
Le problème majeur, dénoncent les étudiants, est le chevauchement entre les activités académiques et religieuses.
« On est en plein cours magistral, et soudain on entend des chants, des tambours et des sermons amplifiés venant de l’auditoire d’à côté », témoigne un étudiant en deuxième année de licence en droit . « Parfois, le bruit est tel qu’il est impossible d’entendre le professeur. »
Les plaintes se multiplient également concernant l’affectation des salles : des cours prévus dans ces auditoires modernes seraient délocalisés à la dernière minute pour laisser place à des rassemblements religieux payants.
La question de la légalité
Des sources internes à l’administration interrogent la légalité de ces transactions. « Louer un bien public à usage privé, religieux et lucratif, sans transparence sur les montants perçus, pose un sérieux problème de gestion », analyse un cadre de l’université ayant requis l’anonymat.
Contactée, la cellule de communication de la rectrice n’a pas encore répondu à nos sollicitations. Certains proches de la Professeure Yvonne Ibebeke évoquent « une tolérance pastorale » pour des églises « manquant de lieux de culte », sans toutefois confirmer l’existence de contrats de location.
Réactions et appels à l’arbitrage
Face à l’aggravation de la situation, une assemblée générale des étudiants pourrait se tenir dans les prochains jours. Des enseignants, excédés, réclament discrètement l’intervention du ministère de l’Enseignement supérieur et universitaire.
« L’université n’est ni une paroisse ni une salle des fêtes. Nous demandons la libération immédiate des auditoires et le respect du calendrier académique », conclut un délégué facultaire.
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