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Interclubs CAF : Football et souveraineté, Constant Omari oppose un « non » ferme à toute délocalisation du match Aigles du Congo – APR FC

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La polémique enfle autour de la demande du club rwandais APR FC de délocaliser son match de Coupe de la CAF prévu à Kinshasa, et l’ancien membre du Conseil de la FIFA, Constant Omari, a proposé son consentement. Dans sa prise de position lors d’un échange initié par nos confrères d’actualité.cd, sans ambiguïté, il a rejeté catégoriquement toute concession, plaidant selon lui, pour la tenue de la rencontre dans la capitale congolaise et appelant la Fédération Congolaise de Football Association (FECOFA) à défendre la souveraineté sportive du pays.

Un refus catégorique de plier aux pressions
Invité à réagir aux prétextes sécuritaires et sanitaires invoqués par le staff technique rwandais pour justifier son refus de fouler la pelouse de Kinshasa. Cependant, Constant Omari a été clair , il n’est pas question de céder :

« Si j’étais à la FECOFA, j’allais refuser que le match qui doit opposer le FC Aigles du Congo et le club de APR du Rwanda soit délocalisé de Kinshasa », a-t-il déclaré, martelant son attachement à la tenue du match sur le sol congolais.

Pour l’ancien dirigeant du football africain, la décision relève d’un principe fondamental : celui de la souveraineté sportive. Il estime que la FECOFA doit agir avec fermeté pour protéger l’intégrité de la RDC, en rappelant que l’organisation de ces rencontres relève des compétences et de la responsabilité du pays hôte.

« Dissocier le football de la politique »

Au-delà de l’aspect administratif, Constant Omari a tenu à désamorcer toute tentative de politisation du sport : « Il faut dissocier le football de la politique. Le football rassemble », a-t-il insisté. Selon lui, instrumentaliser les tensions régionales pour justifier un forfait ou une délocalisation serait une erreur grave qui irait à l’encontre de l’esprit même du football.

Pour appuyer son plaidoyer, il a fait appel à la mémoire collective des Grands Lacs. Il a rappelé que le football avait toujours su surmonter les crises politiques les plus aiguës entre Kinshasa et Kigali.

« Souvenez-vous qu’une équipe rwandaise a joué ici du temps de l’AFDL », a-t-il souligné, en référence à cette période troublée de la fin des années 1990 où, malgré l’instabilité, les compétitions sportives avaient pu se poursuivre. Un argument historique qui, selon lui, démontre que des garanties suffisantes peuvent être données aux visiteurs sans compromettre l’organisation du match.

Des prétextes jugés fallacieux

Le débat a été relancé par les déclarations du technicien marocain de l’APR FC, Abderrahim Taleb, qui a officiellement notifié son refus de déplacement à Kinshasa en invoquant une situation sécuritaire instable et des risques sanitaires. Constant Omari balaie ces arguments d’un revers de main, les qualifiant de fallacieux. Il appelle les autorités sportives à ne pas se laisser intimider et à exiger le respect du calendrier arrêté par la CAF.

Un calendrier qui ne souffre d’aucune ambiguïté

Selon le programme officiel, la manche aller est prévue à Kinshasa les 4 et 6 septembre, tandis que le match retour se déroulera à Kigali le week-end du 11 au 13 septembre. Constant Omari estime que ce cadre doit être scrupuleusement respecté. Il en appelle au bon sens des instances africaines pour ne pas créer un dangereux précédent qui remettrait en cause l’organisation des compétitions sur le continent.


En plaidant pour une fermeté de la FECOFA, Constant Omari ne défend pas seulement un match, il pose un acte de souveraineté. Pour lui, le football ne doit pas être le théâtre des rivalités politiques, mais un vecteur de rassemblement et de paix.

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Écrit par pop Kidimbu

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