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JB Mpiana et Werrason : la réunification était un mensonge, le « 12 » a gagné la guerre »

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JB Mpiana et Werrason : la réunification était un mensonge, le « 12 » a gagné la guerre »
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La « réunification » de Wenge Musica n’a jamais vraiment existé. Ce qui se joue entre JB Mpiana et Werrason relève d’un retour à l’état naturel de leur relation, deux rois qui ne peuvent pas se partager le même trône. Le concert du Stade des Martyrs fut une trêve commerciale et émotionnelle ; une fois les projecteurs éteints, le fameux « phénomène 12 » a repris ses droits, plus féroce que jamais.

L’illusion du Stade des Martyrs

Il faut arrêter de se mentir, le retour de Wenge Musica au Stade des Martyrs, en 2022, n’a pas effacé un quart de siècle de rivalité. Cette réconciliation, organisée vingt-cinq ans après la séparation du collectif, a bien eu lieu sur scène, mais elle n’a jamais signé la fin d’une guerre de position entre deux figures fondatrices de la rumba moderne.

Ce que le public a vu, c’était deux icônes contraintes de jouer le script de la nostalgie pour le business. La séparation de 1997 avait pourtant été brutale : JB Mpiana avait lancé Wenge BCBG, tandis que Werrason créait Wenge Musica Maison Mère, chacun emportant une partie de l’héritage, des musiciens et surtout des ambitions.

Depuis, la solidarité légendaire du « clan Wenge » s’évapore dès qu’il s’agit de la vraie vie. Les deuils, mariages et absences deviennent alors des messages politiques, lus par des milliers de fans comme des déclarations de guerre.

Les deuils qui parlent

Les faits rapportés par la presse congolaise sont sans appel, une absence mutuelle, lourde de sens. Quand Werrason a marié sa fille, JB Mpiana n’était pas là. Quand Papa Chéri a marié la sienne, Igwe a brillé par son absence.

Pire, dans les moments de détresse, le silence est assourdissant. Werrason a rendu un hommage public à Océane, la fille de JB Mpiana, après son décès tragique en mars 2025. Mais être présent en parole n’est pas être présent dans le deuil, rien n’indique qu’il ait physiquement partagé ce moment avec son ancien « frère ».

À l’inverse, lorsque la mère de Werrason est décédée, l’absence de JB Mpiana, de Didier Masela et d’Adolphe Dominguez aux obsèques a été publiquement remarquée et commentée. Dans une culture où le deuil appelle la présence, la visite et la main tendue, ces manques ne passent pas inaperçus.

Le « 12 » comme arme de guerre

Le « phénomène 12 », cette pratique qui consiste à snober ostensiblement l’autre, n’a jamais été aussi actif. Il n’est plus seulement une affaire de fans sur les réseaux sociaux : il est devenu un mode de communication officiel entre les deux camps.

Le cas le plus révélateur reste celui d’Adolphe Dominguez. En pleine période de deuil pour Werrason, il a osé publier une photo accompagnée de la mention « Kolo 12 ». Traduction implicite : « Je t’ignore volontairement. » C’est une violence symbolique rare dans un environnement où le deuil exige une solidarité sans faille.

Cela prouve que la fracture ne se limite pas à JB et Werrason. Elle traverse tout l’écosystème Wenge : les anciens ont choisi leur camp. D’un côté, le clan Werrason ; de l’autre, JB Mpiana, Adolphe Dominguez et ceux qui se sont rapprochés de Blaise Bula allant jusqu’à lui présenter des condoléances pour son épouse, tandis qu’ils ignoraient la mère de Werrason.

Deux monarchies voisines

Les deux hommes ne sont pas simplement « fâchés » : ils sont en guerre froide permanente. La réunification de Wenge était un feu de paille, une parenthèse spectaculaire qui a permis de monétiser la mémoire collective d’un public encore fasciné par l’âge d’or du groupe.

Le véritable état des relations entre JB Mpiana et Werrason, c’est celui de deux monarchies voisines qui se tolèrent à peine le temps d’un concert, mais qui continuent de s’ignorer et parfois de se poignarder dès qu’il s’agit de la vraie vie. Le « 12 » est là pour rester, et les fans qui espèrent encore une amitié sincère entre les deux hommes se voilent la face.

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pop Kidimbu
Écrit par pop Kidimbu

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