Il y a des déclarations qui arrêtent net. Celle de Koffi Olomidé en fait partie. À 51 jours de son grand rendez-vous au Stade Roi Baudouin de Bruxelles, prévu le 12 juillet prochain, le Quadra Koraman s’est confié avec une rare sincérité sur ce que représente cette date pour lui. Et ses mots portent le poids d’un homme qui mesure le chemin parcouru et celui qui reste.
« C’est l’un de mes derniers concerts, j’ai besoin de l’amour de tous. Je n’ai plus vraiment le choix, car je vais avoir 70 ans. Quand j’étais plus jeune, je n’aurais jamais imaginé atteindre cet âge aujourd’hui. »
Soixante-dix ans. Une vie entière passée sur les scènes du monde entier, des décennies à porter la rumba congolaise aux quatre coins de la planète, des tubes qui ont traversé les générations et les frontières. Koffi Olomidé ne joue pas la carte de la modestie dans ses propos. Il parle avec la lucidité de quelqu’un qui sait exactement ce qu’il a accompli, et qui ressent le besoin, à ce moment précis de sa vie, d’être entouré de ceux pour qui il a tout donné.
Une revanche après la douleur de Vincennes
Ce concert au Stade Roi Baudouin porte également une autre dimension, plus personnelle et plus douloureuse. L’année passée, Koffi Olomidé devait se produire à l’Hippodrome de Vincennes. L’événement n’a jamais eu lieu, annulé à cause de différends avec le producteur. Une blessure que le grand Mopao n’a visiblement pas oubliée.
« Le 12 juillet représente pour moi une revanche après ce qui s’est passé avec l’Hippodrome de Vincennes. C’est quelque chose qui me tient profondément à cœur. »
Bruxelles devient ainsi bien plus qu’une étape de tournée. C’est une réponse, une démonstration, la preuve que rien ni personne ne peut empêcher Koffi Olomidé d’être là quand son public l’attend.
Un appel à la gratitude
Au-delà de la revanche et de la célébration de ses 70 ans, c’est un appel sincère que lance Koffi Olomidé à tous les mélomanes du monde.
« J’aimerais dire à tous les mélomanes, partout dans le monde, que j’ai besoin ce jour-là de ressentir ce que j’appellerai de la gratitude par rapport à tout ce que j’ai accompli au cours de ma carrière, sans fausse modestie ni prétention. »
Pas de fausse humilité dans ces mots. Juste un artiste qui a consacré sa vie à sa musique et qui demande, une fois, de le lui rendre. Le 12 juillet au Stade Roi Baudouin ne sera pas un concert comme les autres. Ce sera un moment de communion entre une légende vivante et le peuple qui l’a fait.




