Plusieurs mois après le décès de maman Blanche Odia Kandolo, les révélations continuent de secouer l’opinion publique congolaise. Jeudi 28 mai, devant des milliers de téléspectateurs, le journaliste d’investigation Israël Mutombo est revenu sur les circonstances ayant entouré cette disparition tragique, dévoilant ce qui serait le dernier échange connu entre maman Blanche et son époux le pasteur Marcello Tunasi, envoyé depuis l’hôpital en Turquie, quelques instants avant son entrée au bloc opératoire.
Une femme seule face à l’inconnu
Selon un audio rapporté par Israël Mutombo, maman Blanche se trouvait déjà à l’hôpital depuis un moment et attendait l’arrivée de son mari avant d’entrer en salle d’opération. Dans ce message, sa voix trahit l’inquiétude et l’hésitation d’une femme qui ne veut pas prendre cette décision seule.
« Tu sais quoi Marcello ? Je suis à l’hôpital depuis un moment, j’attends que tu arrives, mais je ne sais pas s’ils vont continuer à patienter. Mais s’ils me disent d’aller faire l’opération, dis-moi je fais comment ? »
Des paroles qui traduisent un profond besoin de réconfort à quelques instants d’une intervention qui allait malheureusement lui être fatale.
Des médecins rassurants, une femme qui doute
Toujours selon cet audio, maman Blanche avait été rassurée par le personnel médical sur la nature de l’opération. Les médecins lui avaient affirmé qu’il ne s’agissait pas d’une intervention compliquée, ni douloureuse, ni risquée.
« Ils m’ont dit que ça n’a rien à voir avec ce qu’ils avaient fait l’autre fois. Ça ne dure pas et ce n’est pas du tout douloureux, je ne sentirai rien parce que je sortirai dans un jour. »
Malgré ces assurances, elle semblait incapable de trouver la sérénité sans la présence de son mari à ses côtés. Les mots qu’elle emploie ne sont pas ceux d’une femme confiante. Ce sont ceux d’une femme qui a besoin qu’on lui tienne la main.
Le passage qui a brisé des milliers de cœurs
C’est la partie finale de ce message qui a provoqué le plus d’émotion après sa diffusion. Quelques instants avant d’entrer au bloc, maman Blanche trouve encore les mots pour dire à son mari ce qu’il représente pour elle.
« Dès que tu lis ce message, s’il te plaît appelle-moi. Je stresse mon cher mari, quand tu n’es pas là mes idées sont éparpillées. Je leur ai demandé de patienter encore un peu. »
Ces mots, aujourd’hui considérés comme son dernier message connu, ont une résonance particulière. Pas parce qu’ils annoncent un drame, elle ne le savait pas. Mais parce qu’ils montrent, dans leur simplicité et leur sincérité, une femme qui aimait et qui avait peur, et qui cherchait dans la voix de son mari la force de traverser ce moment.
Une émotion qui dépasse les clivages
Depuis la diffusion de ces révélations par Israël Mutombo, les réactions se multiplient sur les réseaux sociaux. Beaucoup d’internautes disent avoir été profondément touchés, certains confiant avoir pleuré en entendant ces mots. D’autres estiment que ce témoignage donne une dimension encore plus tragique à une disparition qui avait déjà laissé des traces profondes dans la communauté congolaise et dans les cercles de fidèles du couple pastoral.
Au-delà des rumeurs, des polémiques et des théories qui ont accompagné cette affaire depuis le début, ce message ramène tout à l’essentiel : une femme, un mari, et quelques mots envoyés dans l’espoir qu’il rappelle avant qu’il ne soit trop tard.






