Le leader de l’opposition congolaise Martin Fayulu prend position contre les récents accords signés par le gouvernement, plaçant la souveraineté nationale au cœur du débat.
Martin Fayulu, figure majeure de l’opposition et président de la coalition Lamuka, a rompu le silence pour exprimer son désaccord profond avec la politique étrangère du gouvernement. Dans une déclaration solennelle, il a rejeté les récents accords signés par l’exécutif, estimant que toute discussion d’intégration régionale est prématurée tant que la souveraineté du pays reste, selon lui, compromise.
Au cœur de son message : la défense de la souveraineté nationale
Pour Fayulu, la République Démocratique du Congo traverse une période cruciale où son existence même, son identité et son unité seraient menacées. Dans ce contexte, il considère que signer des accords régionaux reviendrait à mettre la charrue avant les bœufs.
Son positionnement est sans équivoque : aucune intégration régionale ne peut prospérer tant que la souveraineté et l’intégrité territoriale de la RDC ne sont pas pleinement garanties et respectées.
Une coopération régionale remise en question
Le leader de Lamuka pointe directement du doigt les pays voisins, qu’il qualifie d' »États agresseurs ». Sa question résonne avec force : « Comment peut-on parler de coopération lorsque des forces étrangères occupent nos terres, exploitent nos ressources et provoquent les déplacements, la mort et la souffrance de nos concitoyens ? »
Selon lui, une véritable intégration régionale ne peut s’envisager que dans le cadre de relations entre États égaux, libres et mutuellement respectueux de leurs frontières.
L’accord de Doha jugé insuffisant
L’accord-cadre signé à Doha le 15 novembre 2025 ne trouve pas grâce aux yeux de l’opposant politique. Il le qualifie d' »accord d’abdication » qui mettrait en péril l’avenir des générations futures.
D’après son analyse, les discussions auraient dû se concentrer sur l’application des résolutions des Nations Unies et sur la mise en place d’un cessez-le-feu effectif, plutôt que sur ce qu’il considère comme un compromis dangereux. Même sous la pression internationale, il maintient qu’aucune considération ne doit primer sur la sécurité et la stabilité du Congo.
L’appel au dialogue national
Face à cette situation qu’il juge critique, Martin Fayulu ne se contente pas de critiquer. Il propose une alternative : la tenue immédiate d’un dialogue national inclusif.
Il en appelle directement au président Félix Tshisekedi – qu’il a récemment rencontré dans un contexte qui a surpris beaucoup d’observateurs – pour convoquer sans délai cette concertation nationale. Pour lui, la réconciliation entre congolais doit précéder tout accord avec des partenaires extérieurs.
Son avertissement est clair : en l’absence d’une telle initiative, l’histoire retiendra la responsabilité des dirigeants dans ce qu’il perçoit comme un risque de fragmentation du pays.
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